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Covid_19Sn - Le Syndicat autonome des gens de mer dénombre 50 décès et des milliers de pertes d’emplois

​Le Syndicat autonome des gens de mer du Sénégal, affilié à la centrale syndicale Udts et la Fédération internationale des ouvriers du transport a procédé hier à la remise d’un important lot de matériel estimé à 10 millions de nos francs pour les besoins de la lutte contre le Covid19.Opportunité saisie par les syndicalistes du transport pour évaluer la pandémie et lister leurs complaintes.



50 décès, des milliers de pertes d’emplois. Tel est le bilan du Covid19 dans le secteur du transport maritime. Des statistiques fournis hier par les responsables du Syndicat autonome des gens de mer du Sénégal (Sagms) et l’Organisation internationale des ouvriers du transport (Itf) et l’Union démocratique des travailleurs du Sénégal (Udts) au cours d’une cérémonie de réception de matériel préventif, phytosanitaire et hygiénique contre le Covid19 au profit des acteurs de ce secteur d’un montant de 10 millions de nos francs.
« Le Covid 19 a impacté négativement dans le transport maritime.50 décès ont été dénombrés et des milliers de pertes d’emplois. Nous avons aussi assisté à un confinement des marins qui sont restés pendant 03 mois à l’intérieur de leurs navires. D’autres sont restés en congé forcé 03 mois chez eux sans percevoir de salaires » a fait savoir le secrétaire général du Sagms Yoro Kane.

Et le coordonnateur local national de l’Itf Gora Khouma de renchérir « La situation du transport est catastrophique avec la pandémie du Covid19.Car tous les modes de  transport ont subi des préjudices énormes avec beaucoup de pertes d’emplois ».

Autres difficultés évoquées par ces acteurs du transport, ce sont entre autres l’insuffisance des moyens de transport, la rareté des ressources halieutiques, l’absence de repos biologiques qui selon eux plombent l’émergence de l’économie maritime. A en croire encore Yoro Kâne « Pour la pêche artisanale, il y a la raréfaction des ressources halieutiques du  au non-respect du repos biologique. La flotte maritime est aussi quasi-inexistante car pour un grand pays comme le Sénégal, il n’y a que 03 ou 04 armements de pêche. Nous avons aussi le problème de l’immersion des refuges artificiels et l’absence de banc d’arcans, la faiblesse de la promotion de la pisciculture et de l’aquaculture ».

Face à ces manquements, ces acteurs du transport plaident tout d’abord pour l’ouverture de pourparlers entre syndicalistes, patronat et Etat puis la mise à disposition de moyens matériels et financiers mais aussi humains. « Nous attendons de l’Etat l’ouverture et notre implication dans le Conseil présidentiel sur la pêche, Car , nous avons notre mot à dire » soutient encore Yoro Kane.

Et Gora Khouma d’ajouter dans les colonnes de Walf Quotidien, « L’Etat doit d’abord évaluer les préjudices subis avec les travailleurs et le patronat avec cette pandémie pour pouvoir dégager une série de recommandations en vue de relever ce secteur presque à genoux avec ses difficultés antérieures ».


AYOBA FAYE

Vendredi 16 Avril 2021 - 09:52


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