Les casques bleus et les agences d'aide humanitaire ont été bloqués à l’entrée des zones touchées, a annoncé Navi Pillay, la chef des droits de l'homme aux Nations Unies.
Une grande partie de la violence se déroule entre des groupes arabes rivaux, bien que les rebelles et les forces gouvernementales jouent également un rôle.
Le conflit au Darfour perdure depuis 2003, quand les rebelles ont pris les armes.
Deux millions de personnes ont déjà été déplacées par le conflit.
La Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt à l’encontre du président soudanais Omar al-Bashir. Elle l’accuse de crime de guerre et de génocide contre les communautés africaines au Darfour. Mais Omar al-Bashir nie ces accusations.
«Protéger les civils»
Ce lundi, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré qu’il était profondément concerné par l’escalade des violences au Darfour, et il a appelé toutes les parties à stopper immédiatement les hostilités.
Navi Pillay a indiqué que quelque 45 villages ont été visés par des attaques dans la zone Um Gunya, située à environ 250km au sud de Fasher, la capitale du Nord-Darfour.
« J'exhorte les autorités à protéger les civils et de tenir compte de ceux qui ont commis de graves violations des droits de l'homme et des lois humanitaires », a commandé Navi Pillay.Les forces des Nations unies et de l’Union africaine déployées au Darfour, rassemblées sous Opération hybride Union Africaine/Nations unies au Darfour (Minuad), et les agences d’aide humanitaire ont été empêchés d’atteindre les zones affectées, a-t-elle ajoutée.
Source : BBC Afrique
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