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Déficit public en hausse pour 2019, une mauvaise nouvelle de plus pour Macron

Le tassement de la croissance oblige le gouvernement à revoir les prévisions et à faire preuve de davantage de prudence qu’au printemps dernier.



Ce n’est pas une sortie de route, mais cela ressemble sérieusement à une déviation par rapport aux objectifs de finances publiques du gouvernement. Le déficit public devrait s’établir à 2,8 % du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, selon l’estimation que Bercy inclura dans le projet de loi de finances (PLF) 2019.

C’est mieux que les 2,9 % sur lesquels tablait l’exécutif il y a un an, dans la loi de programmation des finances publiques, mais moins bien que les prévisions envoyées en avril à la Commission européenne (2,4 %). La dernière trajectoire actualisée des finances publiques, publiée il y a tout juste deux mois en préparation au débat d’orientation des finances publiques de la mi-juillet, misait même sur 2,3 %.

De son côté, le déficit public de cette année, comme le laissait entendre le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, depuis une quinzaine de jours, devrait se situer « autour de 2,6 % », et non à 2,3 %.

En cause, le tassement de la croissance, qui n’est plus prévue qu’à + 1,7 % pour 2018 et pour 2019 (et non plus 2 % et 1,9 %). Autre aléa, le reclassement de SNCF Réseau en administration publique, annoncé le 6 septembre, qui pèsera sur le déficit à hauteur de 0,1 point de PIB chaque année.

Des vents contraires exceptionnels
Si la croissance bat de l’aile, c’est la faute au rebond des prix du pétrole, à une dynamique économique mondiale qui s’essouffle, mais aussi à des « facteurs domestiques conjoncturels » — manière de souligner le caractère exceptionnel, selon Bercy, de ces vents contraires : « intempéries, calendrier des vacances de Noël, ponts de mai et mouvements sociaux du printemps ». 

Pas un mot, en revanche, des possibles effets du calendrier fiscal choisi par l’exécutif, alors que plusieurs économistes et les représentants de l’opposition soulignent les effets négatifs de la baisse en deux temps des cotisations chômage et maladie — au 1er janvier et au 1er octobre...

Le Monde Afrique

Mardi 11 Septembre 2018 - 19:38



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