« Beaucoup de filles sont abandonnées à elles-mêmes. Parfois, elles me disent : "notre vie actuelle n'est pas comme avant". Nous sommes obligées de nous livrer pour avoir de quoi manger. Pour avoir de quoi s'habiller. Il y a aussi du harcèlement sexuel. La nuit, les hommes de la Misca entrent dans les huttes pour avoir les filles. Elles sont obligées d'accepter : elles n'ont pas les moyens de subsister. »
Ce témoignage d'une déplacée d'un camp de Bambari désigne des soldats de la Misca, la force africaine de maintien de la paix, comme responsable de violences sexuelles. Ils utiliseraient leur fonction pour exploiter sexuellement des jeunes déplacées, parfois contre à peine 500 francs CFA ou même de simples biscuits.
L'ampleur de ces abus sexuels par des soldats de la Misca dans les camps de déplacés de Bambari inquiète d'autant plus les observateurs que cette dernière doit être renforcée, pour passer en septembre prochain sous mandat de l'ONU.
La rescapée interrogée par RFI désigne également des groupes armés, notamment les anti-balaka, comme responsables d'agressions envers les femmes.
Source : Rfi.fr
-
Union européenne: vers un durcissement des demandes d’asile pour les ressortissants d’Égypte, du Maroc et de Tunisie
-
Combattants africains pour la Russie: Ramaphosa et Poutine évoquent l'enrôlement de ressortissants Sud-Africains
-
Combattants africains pour la Russie: ces noms dévoilés par All Eyes on Wagner qui confirment l’ampleur du phénomène
-
«On voyait l'eau s'infiltrer et tout qui bougeait»: un habitant de Tamatave raconte le passage du cyclone Gezani
-
Libye: un groupe armé du sud du pays revendique une deuxième attaque contre les forces du maréchal Haftar





Union européenne: vers un durcissement des demandes d’asile pour les ressortissants d’Égypte, du Maroc et de Tunisie


