Dans les colonnes de L'Observateur, l'économiste et ancien ministre El Hadji Ibrahima Sall livre une analyse de la situation financière du Sénégal. Face à la situation actuelle, l'ancien ministre du Plan rejette toute passivité. Selon lui, «le coût de l'inaction est souvent considérable, d'autant que le temps laisse rarement un problème intact». Il estime que le Sénégal doit prendre les devants, d'autant que les partenaires internationaux comme le FMI, les USA ou la France seraient «sur la même longueur d'onde pour conduire les autorités vers une restructuration».
L'économiste préconise de sortir du «registre émotionnel» pour revenir à une «discussion économique». Selon lui, la restructuration n'est pas un tabou, mais un «outil de gestion macrofinancière» permettant d'optimiser le bilan de l'État. Il souligne que cette démarche vise à «éviter que le poids du service de la dette n'éclipse l'investissement productif, l'éducation ou les infrastructures».
L'expert détaille trois options pour faire face au «mur d'échéances entre 2026 et 2031». Il s’agit du reprofilage « doux », l’option la plus probable, visant à « diminuer la pression de liquidité à court terme » sans réduire le montant nominal de la dette. Un second scenario est la restructuration négociée, un «reprofilage lourd» incluant une baisse des taux d'intérêt, au prix d'une « perte temporaire de la note souveraine ». Et enfin la restructuration avec « décote », une mesure radicale où « une fraction de la valeur de la dette est annulée ou réduite », risquée mais efficace pour « la restauration rapide de la soutenabilité budgétaire », selon l’expert.
Pour réussir cette transition, M. Sall appelle l'exécutif à une «forme d'union sacrée». Le défi majeur reste de franchir le « mur d'échéances entre 2026 et 2031 ». Pour regagner la confiance des investisseurs, il préconise une transparence totale après l'épisode de la «dette dite improprement cachée», afin que la notation du pays puisse « remonter assez vite vers B ou B- ».
L'économiste préconise de sortir du «registre émotionnel» pour revenir à une «discussion économique». Selon lui, la restructuration n'est pas un tabou, mais un «outil de gestion macrofinancière» permettant d'optimiser le bilan de l'État. Il souligne que cette démarche vise à «éviter que le poids du service de la dette n'éclipse l'investissement productif, l'éducation ou les infrastructures».
L'expert détaille trois options pour faire face au «mur d'échéances entre 2026 et 2031». Il s’agit du reprofilage « doux », l’option la plus probable, visant à « diminuer la pression de liquidité à court terme » sans réduire le montant nominal de la dette. Un second scenario est la restructuration négociée, un «reprofilage lourd» incluant une baisse des taux d'intérêt, au prix d'une « perte temporaire de la note souveraine ». Et enfin la restructuration avec « décote », une mesure radicale où « une fraction de la valeur de la dette est annulée ou réduite », risquée mais efficace pour « la restauration rapide de la soutenabilité budgétaire », selon l’expert.
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