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Dette intérieure, Code des investissements, PPP : les engagements du Premier ministre envers le privé



Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a présidé, ce jeudi 17 septembre 2026, au Building administratif Président Mamadou Dia, une réunion d’échanges avec les représentants du secteur privé national. À cette occasion, il a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire des réformes engagées des dispositifs concrets et accessibles aux entreprises.

Le chef du gouvernement a assuré que l’État entend convertir les réformes en « services accessibles, rapides et effectivement utilisés ». Pour lui, la transformation structurelle de l’économie sénégalaise ne pourra pas reposer uniquement sur l’action publique.

« La transformation structurelle de l’économie sénégalaise ne se fera pas par la seule volonté de l’État. Elle reposera d’abord sur vous, les entrepreneurs industriels, les commerçants et les investisseurs, qui portez chaque jour l’effort de création de richesses et d’emplois », a-t-il déclaré.

« L’État stratège » et le paiement des dettes

Ahmadou Al Aminou Lo a estimé que l’État n’a « ni la vocation ni les moyens de se substituer à l’initiative privée ». Son rôle est désormais celui d’un « État stratège : fixer le cap, réguler, sécuriser l’investissement et lever les contraintes au développement de l’initiative privée », a ajouté le Premier ministre.

Le Premier ministre a notamment insisté sur la nécessité d’offrir aux entreprises davantage de prévisibilité, de célérité administrative et de visibilité sur le règlement des créances dues par l’État. « Ce que l’État doit surtout à l’entreprise, c’est la prévisibilité des règles, la célérité de l’action administrative et le paiement de ses dettes », a-t-il souligné.

Sur ce dernier point, il a voulu rassurer le secteur privé : « L’apurement de la dette intérieure sera conduit à son terme ». Il a également assuré que le secteur privé national « ne sera pas une variable d’ajustement de la trésorerie publique ».

Des réformes à finaliser avant fin 2026

Pour le chef du gouvernement, le principal défi n’est désormais plus de multiplier les réformes, mais de rendre pleinement opérationnelles celles déjà adoptées. Dans cette perspective, l’exécutif compte finaliser « avant la fin de cette année » les textes d’application du Code des investissements de 2025 ainsi que le cadre rénové des partenariats public-privé (PPP).

Ces deux dispositifs doivent notamment, selon Ahmadou Al Aminou Lo, garantir la sécurité juridique, la protection contre l’expropriation et la liberté de transfert des capitaux.

Le Premier ministre a également annoncé que le Code général des impôts et le Code général des douanes seront soumis aux commentaires et observations du secteur privé national. Le projet de loi d’orientation sur le patriotisme économique doit, lui aussi, être finalisé.

Ahmadou Al Aminou Lo a par ailleurs réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en œuvre, conformément aux orientations du chef de l’État, les recommandations issues des états généraux de l’industrie, du commerce et des PME/PMI.

L’objectif affiché est de réduire la dépendance de l’économie sénégalaise et de construire une économie « productive, industrialisée et créatrice de valeur ajoutée locale ». « Cette transformation n’est pas une option ; elle est une nécessité », a-t-il soutenu.

Le Premier ministre a toutefois relevé plusieurs difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises installées au Sénégal. Il a notamment évoqué leur faible présence dans les grands travaux de l’État, leur accès encore limité aux marchés de l’UEMOA, de la CEDEAO et de la ZLECAf, ainsi que la formalisation incomplète d’une partie du tissu entrepreneurial.

Selon lui, il faudra désormais « inverser cette trajectoire, filière par filière, territoire par territoire », en développant autour des ressources naturelles et agricoles du pays, mais aussi des services, de véritables chaînes de valeur intégrées capables de retenir davantage de valeur ajoutée au niveau national.

Cette ambition passe également, a-t-il expliqué, par la consolidation des zones économiques spéciales et des pôles industriels aménagés, ainsi que par un renforcement du contenu local dans la commande publique et les grands projets d’investissement.

Moussa Ndongo

Jeudi 17 Septembre 2026 - 18:38


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