Sur le papier, la Commission de dialogue national, annoncée en décembre par le Parlement éthiopien, avait pour but « d'ouvrir la voie à un consensus national ». Pourtant, ce consensus semble d'ores et déjà mal engagé car, dès sa naissance, cette Commission a été contestée. D'abord par certains députés nationalistes, pourtant alliés du pouvoir, qui craignent qu'elle ouvre la voie à une négociation avec les rébellions tigréenne ou oromo.
Ensuite, par l'opposition, encore active et légale à Addis-Abeba, qui a refusé d'y participer. Il s'agit du parti des opposants Jawar Mohamed et Bekele Gerba, amnistiés et libérés de prison pour l'occasion, mais aussi des puissants Front de libération oromo et Front national de libération de l'Ogaden, les deux mouvements historiques de l'Oromia et de la région somali. Le premier lui reproche sa « partialité », l'autre dit ne plus « faire confiance » au gouvernement actuel.
L'universitaire éthiopien Mehari Tadele Maru critique donc un « monologue national » où, en l'état, seuls les défenseurs de la vision d'une Éthiopie centralisée seront représentés. Car tous les partisans d'une Éthiopie fédérale, souligne pour sa part le chercheur René Lefort, n'y participeront pas.
« On ne peut pas avoir la paix sans la vouloir vraiment », insiste quant à elle la journaliste Tsedale Lemma, fondatrice du site Addis Standard, sur son compte Twitter. Pour elle, il est absurde de dialoguer alors que des combats ont toujours lieu.
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