Le président malien de transition, Dioncounda Traoré.
Plusieurs des interlocuteurs qui rencontrent à Paris le président par intérim font le même constat : Dioncounda Traoré affiche un très bon moral et semble disposé à reprendre les rennes d'une transition qui patine à Bamako.
La Cédéao a posé un ultimatum pour que d'ici le 31 juillet soit installé un gouvernement de large union nationale. S'il se confirme que Dioncounda Traoré s'apprête à rentrer rapidement, cela veut dire que les garanties nécessaires à sa sécurité lui ont été données. Et comme il n'est pas question pour le président malien d'atterrir à Bamako encadré par des forces étrangères, les putschistes du 22 mars doivent donc promettre d'assurer sa protection.
Alors, les militaires auraient ils changé leur fusil d'épaule ? Veulent-ils rectifier, corriger leur stratégie? Le chef de l'ex-junte, le capitaine Sanogo, a-t-il compris que la communauté internationale et de nombreux chefs d'Etat de la région étaient aujourd'hui ulcérés par le comportement de l'armée malienne ? Les menaces de sanctions contre ceux qui entraveront la transition portent peut-être leurs fruits. A Bamako, les militaires discrédités pour avoir abandonné le nord peuvent-ils prendre le risque de continuer à parasiter un règlement de la crise politique au sud et militaire au nord ? Bon nombre d'officiers et sous-officiers pensent sans doute aussi à leur avenir et à leur carrière.
Source: RFI
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