Mariam Hassan Abakar est à la barre des Chambres Africaines Extraordinaires (CAE), ce mardi matin. L’épouse de Hissein Saïd Nanga (dit Michelin) déclare que son mari était un grand commerçant (vendeur de véhicules) et qu’il n’a jamais fait de la politique. Selon les dires de la dame, son époux a été arrêté le 29 mai 1987 nuitamment parce qu’on procédait à l’arrestation de tous les Hadjaraïs. «Les militaires sont revenus à la maison après l’arrestation de mon mari pour passer la nuit avec nous à deux reprises », enfonce-t-elle. «Depuis son arrestation en 1987, personne ne l’a revu », martèle par ailleurs le témoin. Selon des rumeurs: «C’est Hissein Habré en personne qui a égorgé (son) mari », relaie Mariam Hassan Abakar.
Le Procureur général saisit l’occasion pour demander à l’accusé d’éclairer la lanterne de la chambre à cet effet : «M. Hissein Habré, que répondez-vous à ces rumeurs», pose Mbacké Fall. Comme à son habitude depuis le démarrage du procès, l’ancien président Tchadien ne bronche même pas et garde le silence. Le président Gustave Gberdao Kam intervient et recadre le maître des poursuites. «Monsieur le Procureur, on interroge actuellement le témoin». «On a tendance à oublier l’accusé, Hissein Habré. Il faut qu’il soit parfois interpellé», rétorque le Parquetier. L’audition du témoin se poursuit et ce sont les représentants de la partie civile qui l’interrogent. «Son mari a été arrêté parce qu’il était riche », sert le témoin. Selon elle, il y avait des craintes que son mari constitue un fonds pour l’ethnie Hadjaraïs. Précisant qu’elle était enceinte lors de l’arrestation de son mari, Mariam Hassan Abakar porte à l’attention de la Chambre que l’enfant qu’elle portait est aujourd’hui père de famille et à même des jumeaux.
Le Procureur général saisit l’occasion pour demander à l’accusé d’éclairer la lanterne de la chambre à cet effet : «M. Hissein Habré, que répondez-vous à ces rumeurs», pose Mbacké Fall. Comme à son habitude depuis le démarrage du procès, l’ancien président Tchadien ne bronche même pas et garde le silence. Le président Gustave Gberdao Kam intervient et recadre le maître des poursuites. «Monsieur le Procureur, on interroge actuellement le témoin». «On a tendance à oublier l’accusé, Hissein Habré. Il faut qu’il soit parfois interpellé», rétorque le Parquetier. L’audition du témoin se poursuit et ce sont les représentants de la partie civile qui l’interrogent. «Son mari a été arrêté parce qu’il était riche », sert le témoin. Selon elle, il y avait des craintes que son mari constitue un fonds pour l’ethnie Hadjaraïs. Précisant qu’elle était enceinte lors de l’arrestation de son mari, Mariam Hassan Abakar porte à l’attention de la Chambre que l’enfant qu’elle portait est aujourd’hui père de famille et à même des jumeaux.
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