Laurent Gbagbo doit d'abord se rendre dans le village voisin de Blouzon pour se recueillir sur la tombe de sa mère, décédée alors qu’il était en détention provisoire à La Haye, puis il retrouvera les siens à Mama à quelques kilomètres de là. Mama qui se prépare donc à célébrer ce retour tant attendu.
Sur la grande place de Mama, qui porte le nom de l’ancien président, un groupe de femmes venues de plusieurs villages alentours, et même de Yamoussoukro, attendent déjà le retour du « Woody » dans son pays natal.
Certaines arborent des tee-shirts à l’effigie d’« Opah », le « papa » en bété, sur lesquels des messages de bienvenue sont adressés à Laurent Gbagbo. D’autres sont habillées de robe en pagne ocre, un tissu renommé spécialement pour l’occasion « Allons à Gagno », la capitale de la région du Ghô. « Je veux voir le corps de mon président pour savoir s’il est réellement à Gagnoa », dit l’une d’elle. « C’est la joie, nous sommes excitées, nous sommes animées par la joie. C’est pourquoi nous sommes venues avant son arrivée. Nous l’attendons », rajoute une autre.
De l’autre côté de la place, on s’active pour installer des tonnelles, et régler la sono. Hervé Goubo porte deux grands cylindres métalliques sur les épaules : « Ce que nous sommes en train de faire, c’est pour que les gens s’asseyent. Mais vous savez, avec l’ampleur de ce qui arrive, ce n’est pas sûr que tout le monde ait de la place. Les 2 000 chaises ne pourront pas suffire avec tous ces gens ».
Les femmes, les enfants et les hommes vont danser
Même si les informations ne parviennent aux organisateurs qu’au compte-goutte quant au programme de la visite de Laurent Gbagbo, les membres du comité local d’organisation promettent qu’il y aura foule pour ce retour en pays bété : « Il y a des femmes qui vont danser, il y a des hommes qui vont danser, il y a des enfants qui vont danser. Et puis dans ce pays, quand quelqu’un sort de prison, il y a aussi des choses à faire ». « Certaines choses », c’est-à-dire des pratiques traditionnelles, la purification ou le « nettoyage » de Laurent Gbagbo, mais là encore, le programme n’est pas clairement défini : « C’est la compétence et le choix au chef des terres, aux anciens. C’est eux qui vont décider si c’est public ou privé ».
Parmi les partisans de Laurent Gbagbo, beaucoup ont remarqué l’état de fatigue de l’ancien président. Des groupes de volontaire ont déjà été constitués pour assurer la sécurité du rassemblement et celle de Laurent Gbagbo afin de prévenir tout mouvement de foule, tandis que les forces de l’ordre seront présentes en nombre.
Sur la grande place de Mama, qui porte le nom de l’ancien président, un groupe de femmes venues de plusieurs villages alentours, et même de Yamoussoukro, attendent déjà le retour du « Woody » dans son pays natal.
Certaines arborent des tee-shirts à l’effigie d’« Opah », le « papa » en bété, sur lesquels des messages de bienvenue sont adressés à Laurent Gbagbo. D’autres sont habillées de robe en pagne ocre, un tissu renommé spécialement pour l’occasion « Allons à Gagno », la capitale de la région du Ghô. « Je veux voir le corps de mon président pour savoir s’il est réellement à Gagnoa », dit l’une d’elle. « C’est la joie, nous sommes excitées, nous sommes animées par la joie. C’est pourquoi nous sommes venues avant son arrivée. Nous l’attendons », rajoute une autre.
De l’autre côté de la place, on s’active pour installer des tonnelles, et régler la sono. Hervé Goubo porte deux grands cylindres métalliques sur les épaules : « Ce que nous sommes en train de faire, c’est pour que les gens s’asseyent. Mais vous savez, avec l’ampleur de ce qui arrive, ce n’est pas sûr que tout le monde ait de la place. Les 2 000 chaises ne pourront pas suffire avec tous ces gens ».
Les femmes, les enfants et les hommes vont danser
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