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Donald Trump coulé par la COVID-19?

L’élection présidentielle 2020 pourrait bien être un référendum sur la gestion de la crise actuelle par le président Trump. C’est du moins ce que croit le stratège et ancien directeur politique de Bill Clinton, Doug Sosnik.



Donald Trump coulé par la COVID-19?
Le site Axios relaye ce matin les conclusions d’une nouvelle analyse de la course par Sosnik. Son nom vous est peut-être inconnu, mais les gens du milieu et les passionnés de politique américaine attendent habituellement avec impatience le fruit de ses cogitations.

Avant l’éclosion de la COVID-19 en sol américain, la polarisation évidente depuis quelques années nous conduisait vers une élection dont le résultat était difficile à prévoir. Nous savions que la course serait très serrée et que Donald conservait de bonnes chances de l’emporter en misant sur une base indéfectible, une extraordinaire présence sur les réseaux sociaux et des ressources financières très importantes.  
 
Depuis l’éclosion, un certain nombre de facteurs ont modifié significativement la donne aux yeux du stratège. Tout d’abord, Bernie Sanders a abandonné et le parti se regroupe derrière Biden. Sanders aurait été le candidat rêvé pour Donald Trump, qui doit maintenant ajuster sa stratégie pour contrer un rival qui détient un avantage dans les sondages depuis qu’il a annoncé sa candidature.  
 
Autre facteur non négligeable, tout indique que le président a ignoré les signes avant-coureurs de la menace qui pesait sur le pays et que sa gestion de la crise n’est pas à la hauteur. Donald Trump peut détourner l’attention ou mentir, les électeurs américains affichent leur déception lorsqu’on les interroge à ce sujet.  
 
Troisième facteur qui plomberait les chances de réélection de Donald Trump, selon Sosnik: la situation économique du pays. Lorsque les choses allaient rondement, la performance économique des États-Unis constituait le premier argument du président sortant. Si on associe la mauvaise préparation de la lutte contre le virus au déclin de l’économie, vous devinez rapidement que le mélange n’est pas favorable à l’administration actuelle.  
 
Le stratège constate que des retombées de la crise actuelle sont déjà perceptibles dans les États pivots. Si vous observez le tableau ci-dessous, Joe Biden détient une avance dans les six États qui détermineront l’identité du vainqueur en novembre. La marge du candidat démocrate est plus confortable que celle que détenait Hillary Clinton en 2016. Chez les démocrates, les chiffres présentés pour l’Arizona et la Caroline du Nord constituent des bonus.  
 
 Nul doute que les stratèges républicains et les conseillers du président vont étudier cette situation avec attention. Ils constateront rapidement que Donald Trump a son sort entre les mains. Plus que Joe Biden, il a été son pire ennemi. Pour éviter une défaite, Donald Trump doit maintenant espérer un revirement rapide de la situation et il serait souhaitable qu’il élargisse ses appuis, car sa seule base partisane ne suffira pas à le faire réélire.  
 
Selon les prévisions des scientifiques, la situation sanitaire pourrait encore dégénérer en juin et le déconfinement hâtif de certains États contribuerait à entraîner le nombre de cas d’infection et de décès à la hausse. Comment le président réagira-t-il? Cherchera-t-il à modifier son discours pour élargir ses appuis? Depuis trois ans, il en est incapable. Encore six mois avant que nos voisins n’enregistrent leur vote!  
 
 

journaldequebec.com

Mardi 5 Mai 2020 - 16:31



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