Tout est parti samedi après-midi après le décès d'une femme, une personne atteinte par une balle tirée par des hommes de la Seleka en patrouille dans le 7e arrondissement de Bangui. Trés vite, la foule gronde. Les habitants se rassemblent, manifestent leur colère contre ces rebelles qui ont pris le contrôle de la ville et qui loin de sécuriser les populations s'adonnent aux pillages et au racket.
La réaction des hommes de la Seleka ne tarde pas. Des tirs de RPG créent la panique. On parle de plusieurs morts et de nombreux blessés dans le quartier de Ouango tout près de la résidence de France et du fleuve Oubangui.
Cet habitant du quartier qui a pris la fuite dénonce le climat de peur qui règne « Il y a eu des gens tués par balles. Ils ont pillé des gens. Et ils sont dans des voitures de personnes qu'ils ont pillées. Vous voyez des militaires qui viennent boire de l'alcool dans les bars et à la fin ils ne payent pas. Si le propriétaire du bar réclame, des fois on le gifle, on le maltraite.Vraiment, on est effrayé. On a peur. »
Plusieurs centaines d'habitants de Bangui ont traversé le fleuve jusqu'à la rive congolaise à Zongo où ils ont trouvé refuge. Michel Djotodia, le nouveau président, issu de la Seleka, devra trouver très vite des solutions pour ramener la confiance et la sécurité dans la capitale et dans tout le pays.
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