Un sommet sur l'énergie boudé par les pays africains producteurs de pétrole ? L'événement, Africa Energies, doit se tenir à Londres du 12 au 14 mai. Il s'agit d'un rendez-vous important pour les producteurs d'hydrocarbures.
Or, après le Mozambique, c'est le Ghana qui a annoncé boycotter le sommet. Principal grief : une invisibilisation des acteurs africains par l'organisateur britannique. C'est la plateforme londonienne Frontier Energy Network qui est dans le viseur.
Et cela ressemble de plus en plus à un mouvement de boycott collectif. Le Mozambique, le Ghana ainsi que les ministres de l'Organisation africaine des pays producteurs de pétrole (Appo) accusent cette modeste mais influente organisation : pas assez de voix africaines à la tribune des sommets, pas assez d'Africains embauchés.
L’organisateur du sommet doit « embaucher des Noirs »
« Nous avons ici une organisation qui organise une conférence sur l'Afrique, mais qui ne prend pas en compte les Africains, s’agace Verner Ayukegba, vice-président de la Chambre africaine de l'énergie (African Energy Chamber), au micro d’Alexis Bédu. Il appelle également au boycott. Frontiers in Network, vous devez embaucher des Noirs ! Il faut vous associer clairement à une voix africaine qui prône l'inclusion dans le secteur pétrolier global. C'est très important ».
Frontier Energy Network n'a pas répondu publiquement aux accusations liées à ses pratiques de recrutement.
Mais il y a une autre accusation en filigrane : ces organisations occidentales prôneraient une « transition énergétique » à marche forcée en Afrique. Ce discours ne plait ni à la Chambre africaine de l'énergie des hydrocarbures ni à des pays comme le Ghana qui a récemment annoncé des milliards de dollars d'investissements dans l'exploration gazière et pétrolière.
Or, après le Mozambique, c'est le Ghana qui a annoncé boycotter le sommet. Principal grief : une invisibilisation des acteurs africains par l'organisateur britannique. C'est la plateforme londonienne Frontier Energy Network qui est dans le viseur.
Et cela ressemble de plus en plus à un mouvement de boycott collectif. Le Mozambique, le Ghana ainsi que les ministres de l'Organisation africaine des pays producteurs de pétrole (Appo) accusent cette modeste mais influente organisation : pas assez de voix africaines à la tribune des sommets, pas assez d'Africains embauchés.
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