Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine, agroéconomiste et membre du comité scientifique du Mawlid, appelle à une réorganisation stratégique des ressources générées par les grands évènements religieux au Sénégal. Selon lui, l’enjeu ne réside plus dans la simple mesure ponctuelle des retombées financières du Gamou, mais dans la capacité des communautés à transformer cette dynamique économique éphémère en leviers de développement durable, d’investissements structurants et de création d’emplois pour les populations locales.
L’ancien président-serviteur du CUDIS souligne que l’afflux massif de pèlerins stimule fortement la consommation, les transports, la restauration et l’hébergement. Toutefois, cette manne ne doit pas uniquement servir à couvrir des dépenses temporaires. Prenant l'exemple de la construction de la grande mosquée de Tivaouane — qui a permis de mobiliser près de 22 milliards de francs CFA en trois ans —, il rappelle la force de frappe financière des dahiras et de la diaspora. Pour l'expert, cette capacité de mobilisation citoyenne doit désormais s’orienter vers des projets économiques durables capables d’impacter les territoires tout au long de l'année.
Pour éviter que les retombées financières des grands rassemblements n’échappent aux résidents au profit d’opérateurs extérieurs, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine insiste sur la préparation de la jeunesse locale. Évoquant le programme qu'il a initié dans plusieurs foyers religieux (Tivaouane, Touba, Kaolack, Léona Niassène, Médina Baye, Thiès), il rappelle la nécessité d'un accompagnement axé sur la formation, l'incubation et le financement des jeunes. L'objectif ultime demeure la convergence entre collectivités locales, État et acteurs religieux pour faire de l'économie religieuse un véritable moteur de souveraineté territoriale.
L’ancien président-serviteur du CUDIS souligne que l’afflux massif de pèlerins stimule fortement la consommation, les transports, la restauration et l’hébergement. Toutefois, cette manne ne doit pas uniquement servir à couvrir des dépenses temporaires. Prenant l'exemple de la construction de la grande mosquée de Tivaouane — qui a permis de mobiliser près de 22 milliards de francs CFA en trois ans —, il rappelle la force de frappe financière des dahiras et de la diaspora. Pour l'expert, cette capacité de mobilisation citoyenne doit désormais s’orienter vers des projets économiques durables capables d’impacter les territoires tout au long de l'année.
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