« Le président Condé a demandé à son Premier ministre de faire des consultations sur une nouvelle Constitution. De l’autre côté, vous avez plusieurs groupes de l’opposition qui ne soutiennent pas l’idée d’une nouvelle Constitution et qui ne soutiennent pas l’idée d’un troisième mandat. Et donc, il y a une forte contestation politique en Guinée, actuellement. Toutes les manifestations politiques qui ont été planifiées depuis juillet 2018 ont été interdites par les autorités locales. Par contre, le gouvernement n’a jamais dit publiquement, que oui, effectivement, il y a une interdiction généralisée des manifestations. Dans ces périodes critiques politiquement en Guinée, même si les manifestations sont souvent violentes, et même avec un risque à la sûreté publique, il faut que le gouvernement de la Guinée réfléchisse à comment ils vont permettre une liberté d’assemblée à ceux qui s’opposent à la nouvelle Constitution. Parce que sinon les gens vont toujours prendre la rue. Il y aura toujours des affrontements entre les forces de sécurité et les opposants. Et ça, c’est une recette pour les nouveaux abus contre les droits humains »
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