Le chef de l’Etat Macky Sall exige que les médecins recrutés et affectés en région y restent pendant, au moins, cinq ans avant de pouvoir bouger. « Mais quelle est la particularité de ces fonctionnaires pour qui le président et le ministre de la Santé éprouvent le besoin de rappeler ce qui semble être normal : servir dans son lieu de travail ? », s’est interrogé le médecin-légiste.
Dr Amadou Sow rappelle que « tous » les fonctionnaires sont régis par des statuts auxquels on doit se référer et qui doivent être appliqués d’une manière équitable, « sans deux poids-deux mesures ».
Maintenant, quid des agents qui ne sont pas des fonctionnaires et qui n’ont pas d’engagement qui les lie avec le ministère de la Santé ? Ce professionnel de la santé, citant le Dr Boubacar Signaté qui dit que ‘’la médecine est une profession libérale par essence’’, indique que si le médecin n’a pas d’engagement, il est libre d’y aller comme de ne pas y aller. S’il a signé un engagement avec le ministère, quelle que soit la forme de cet engagement, que ça soit un contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée, ou un engagement qu’il a signé avec le ministère pour pouvoir bénéficier d’une bourse de spécialisation, là, dit-il, les choses doivent être analysées selon les termes de cet engagement.
Si donc le médecin s’était engagé à rester 5 ans ou 10 ans en région et qu’il veuille revenir sur ses engagements, Dr Sow considère qu’il y a des dispositions ou des voies et moyens qui permettent à la partie qui veut revenir sur ses engagements de pouvoir le faire. Mais, « avec des pénalités », a-t-il tenu à préciser.
Selon lui, le fond du problème avec ces affections en région est pourtant diagnostiqué dans un document du ministère de la Santé. Un document qui prévoit un investissement dans le secteur de la santé. « Dans le plan d’investissement du ministère de la Santé 2020-2024, il est clairement dit qu’effectivement, il y a un manque de motivation pour les personnels qui travaillent dans des zones réputées difficiles. Dans les défis ou les solutions préconisés, il y a d’abord la nécessité d’augmenter la motivation du personnel de santé d’une manière générale, mais aussi d’avoir une politique incitative pour que ceux qui sont dans les zones éloignées puissent avoir un épanouissement dans leur travail. La solution viendra des actions que la tutelle va prendre dans ce sens. Mais tout le reste, c’est de la démagogie », estime Dr Amadou Sow.
Selon lui, « celui qui le dit, sait qu’il a les moyens juridiques pour certains types de personnel de faire appliquer les dispositions. Pour d’autres, il n’a aucune maitrise sur eux ». Pour lui, c’est un non-sens de décréter « comme ça » une mesure. Déjà, dit-il, il y a des gens qui demandent quelle est la loi qui dit qu’un fonctionnaire doit rester cinq ans à un poste avant de pouvoir bouger.
Cette nouvelle mesure d’imposer un séjour de cinq ans, Dr Sow dit l’analyser sous l’angle des « contrats et des engagements signés çà et là ». Mais que, en dehors de ces engagements, il faudrait appliquer les règles qui sont applicables à tous les fonctionnaires.
Le Témoin
Dr Amadou Sow rappelle que « tous » les fonctionnaires sont régis par des statuts auxquels on doit se référer et qui doivent être appliqués d’une manière équitable, « sans deux poids-deux mesures ».
Maintenant, quid des agents qui ne sont pas des fonctionnaires et qui n’ont pas d’engagement qui les lie avec le ministère de la Santé ? Ce professionnel de la santé, citant le Dr Boubacar Signaté qui dit que ‘’la médecine est une profession libérale par essence’’, indique que si le médecin n’a pas d’engagement, il est libre d’y aller comme de ne pas y aller. S’il a signé un engagement avec le ministère, quelle que soit la forme de cet engagement, que ça soit un contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée, ou un engagement qu’il a signé avec le ministère pour pouvoir bénéficier d’une bourse de spécialisation, là, dit-il, les choses doivent être analysées selon les termes de cet engagement.
Si donc le médecin s’était engagé à rester 5 ans ou 10 ans en région et qu’il veuille revenir sur ses engagements, Dr Sow considère qu’il y a des dispositions ou des voies et moyens qui permettent à la partie qui veut revenir sur ses engagements de pouvoir le faire. Mais, « avec des pénalités », a-t-il tenu à préciser.
Selon lui, le fond du problème avec ces affections en région est pourtant diagnostiqué dans un document du ministère de la Santé. Un document qui prévoit un investissement dans le secteur de la santé. « Dans le plan d’investissement du ministère de la Santé 2020-2024, il est clairement dit qu’effectivement, il y a un manque de motivation pour les personnels qui travaillent dans des zones réputées difficiles. Dans les défis ou les solutions préconisés, il y a d’abord la nécessité d’augmenter la motivation du personnel de santé d’une manière générale, mais aussi d’avoir une politique incitative pour que ceux qui sont dans les zones éloignées puissent avoir un épanouissement dans leur travail. La solution viendra des actions que la tutelle va prendre dans ce sens. Mais tout le reste, c’est de la démagogie », estime Dr Amadou Sow.
Selon lui, « celui qui le dit, sait qu’il a les moyens juridiques pour certains types de personnel de faire appliquer les dispositions. Pour d’autres, il n’a aucune maitrise sur eux ». Pour lui, c’est un non-sens de décréter « comme ça » une mesure. Déjà, dit-il, il y a des gens qui demandent quelle est la loi qui dit qu’un fonctionnaire doit rester cinq ans à un poste avant de pouvoir bouger.
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Le Témoin
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