Dans ce dossier, deux juges du TGI se sont déjà rétractés et dénoncent un manque d’indépendance. Pour la défense de Fulgence Bamaros Lobota, c’est surtout parce qu’il n’y a pas d'indices de culpabilité, contrairement à ce qu’affirmait le procureur.
« Jusqu’à ce stade, le procureur n’a pas de preuve parce que, lorsque le juge dit que : je n’accorde pas la liberté provisoire parce que ce dossier est connu sur les réseaux sociaux et parce que ce dossier est médiatisé, allez comprendre », estime Me Jacques Muzele, avocat de Fulgence Bamaros Lobota.
L’indépendance des magistrats en question
Pour la société civile, c’est le procureur qui a raison, elle qui a dénoncé depuis plusieurs années des détournements des recettes du Foner. C’est pourquoi pour Ernest Mpararo de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption ( Licoco), il faut que la justice élargisse ses enquêtes sur le Foner au-delà du « programme des 100 jours » : « C’est une boite de Pandore qu’on a ouverte. Nous demandons qu’on puisse auditer même d’autres projets. Depuis que le monsieur dirige Foner, il n’y a pas mal d’informations que nous possédons venant de différents gouverneurs qui accusent effectivement Foner de ne pas avoir réalisé la mission qui leur a été consignée depuis 2009. Et nous avons des certitudes que c’était une caisse de résonance au cours du régime de Kabila. »
Au vu du profil du personnage, la société civile, elle, redoute des pressions sur les juges pas forcément pour faire libérer Fulgence Bamaros, mais aussi pour son maintien en détention. Le tribunal de grande instance de Kinshasa- Gombe doit en tout cas débattre ce vendredi à nouveau de cette demande en appel, formulée par la défense du directeur général du Foner.
Par ailleurs, ce jeudi soir, le Comité laïc de coordination (CLC), proche de l’Église catholique, a fustigé toute tendance « insidieuse » qui viserait à briser et à décourager les efforts des « magistrats intègres » pour des intérêts partisans, ou dans le but de protéger des partenaires politiques dans les enquêtes judiciaires en cours au pays. Ce collectif de la société civile, qui s’opposait au régime de Kabila, a par un communiqué menacé de reprendre les actions de mobilisation en soutien à l’indépendance des magistrats.
« Jusqu’à ce stade, le procureur n’a pas de preuve parce que, lorsque le juge dit que : je n’accorde pas la liberté provisoire parce que ce dossier est connu sur les réseaux sociaux et parce que ce dossier est médiatisé, allez comprendre », estime Me Jacques Muzele, avocat de Fulgence Bamaros Lobota.
L’indépendance des magistrats en question
Pour la société civile, c’est le procureur qui a raison, elle qui a dénoncé depuis plusieurs années des détournements des recettes du Foner. C’est pourquoi pour Ernest Mpararo de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption ( Licoco), il faut que la justice élargisse ses enquêtes sur le Foner au-delà du « programme des 100 jours » : « C’est une boite de Pandore qu’on a ouverte. Nous demandons qu’on puisse auditer même d’autres projets. Depuis que le monsieur dirige Foner, il n’y a pas mal d’informations que nous possédons venant de différents gouverneurs qui accusent effectivement Foner de ne pas avoir réalisé la mission qui leur a été consignée depuis 2009. Et nous avons des certitudes que c’était une caisse de résonance au cours du régime de Kabila. »
Au vu du profil du personnage, la société civile, elle, redoute des pressions sur les juges pas forcément pour faire libérer Fulgence Bamaros, mais aussi pour son maintien en détention. Le tribunal de grande instance de Kinshasa- Gombe doit en tout cas débattre ce vendredi à nouveau de cette demande en appel, formulée par la défense du directeur général du Foner.
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