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Enrico Navarra: «Faire des expositions en Afrique est une nécessité»

« Faire des expositions à Cotonou et dans le reste de l’Afrique, ça n’a rien d’un geste romantique, je pense que c’est une nécessité. » Le collectionneur Enrico Navarra a prêté ses œuvres de Keith Haring pour rendre possible une exposition inédite en Afrique : « Keith Haring in Cotonou » qui vient d’ouvrir ses portes. Ce marchand français d’origine napolitaine n’est pas à son premier coup. En 2008, Navarra avait déjà prêté main-forte pour réaliser l’exposition « Basquiat » au même lieu, à la Fondation Zinsou au Bénin. Entretien.



RFI : D’où vient l’idée de faire une exposition Keith Haring à Cotonou, au Bénin ?
 
Enrico Navarra : C’est grâce à Marie-Cécile [Zinsou, directrice de la Fondation du même nom, ndlr] qui nous avait déjà entraînés à faire l’exposition Basquiat in Cotonou, il y a une dizaine d’années. Et comme on a énormément travaillé sur Keith Haring... Il fallait à tout prix Keith Haring en Afrique, à Cotonou. C’est vraiment un artiste qui a vécu pour les enfants. Son travail a toujours été orienté vers les enfants. C’était un peu sa démarche politique de disperser l’art partout, c’est pour ça qu’il a fait le Pop Shop [un magasin où Keith Haring a vendu des produits dérivés illustrés par lui-même, ndlr]. C’était un artiste vraiment politique, une politique engagée. Il faisait de la peinture et il avait un sens politique. Les deux étaient totalement indissociables. Je pense qu’il a fait ce qu’il fallait pour continuer à être avec les enfants, partout dans le monde. Il était beaucoup au Brésil, il y a un lien fort entre le Bénin et le Brésil. Il est allé au Japon, à Monaco, partout en Europe. En fait, il aurait été naturellement en Afrique certainement. Le message n’a pas besoin d’être décrypté, chacun peut s’approprier la lecture.
 
Est-ce important de présenter Keith Haring en Afrique, notamment au Bénin ?
 
Aujourd’hui, j’ai la certitude absolue que c’est important. Pourquoi ? À cause de la réaction du public, à cause de ce que ça apporte, à cause des gens qui s’y intéressent de plus en plus, il n’y a pas que les enfants, les adultes qui viennent de pays voisins. L’événement va créer une démultiplication beaucoup plus importante qu’en Europe ou aux États-Unis. Il va avoir des suites qu’il n’y aurait pas forcément en Europe ou aux États-Unis ou des suites peut-être plus visibles au Bénin.
 
Dans l’exposition, il y a beaucoup de dessins de Keith Haring, mais il y a un aspect très surprenant : les masques et une certaine forme de sculpture qui se rapprochent d’une certaine idée de l’Afrique.

RFI

Mardi 22 Novembre 2016 - 05:58


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