Le propriétaire n'est plus là, mais l'abattoir d'Abuko continue à ouvrir ses portes. Dans la cour, les moutons et les vaches savourent leur dernier repas. Pour Malu, vendeur de bétail, les affaires continuent comme si de rien n'était. « On n'a pas vu de changement ici, ça continue, y’a pas de problèmes, comme d'habitude ! », assure Malu.
Mais depuis le départ de Yahya Jammeh, l'établissement tourne au ralenti avec seulement une dizaine d'abattages contre une cinquantaine avant. Fidèle au poste, le directeur général Kebba Toumanding Sanneh, continue à s'acquitter de sa tâche. « Avec Jammeh ou sans Jammeh, je dois faire fonctionner l'entreprise. C'est mon mandat ! Il faut que les gens comprennent que ce n'est pas politique... l'abattoir est là pour servir l'intérêt des Gambiens », explique-t-il à RFI.
Mais d'autres marchands de bétail espèrent profiter du vent qui tourne et reprendre la main sur l'abattoir après des années de taxes trop élevées. « L'établissement est de plus en plus dégradé. On voudrait le gérer grâce à une association ... quand le gouvernement viendra, on va essayer de voir comment travailler avec eux », nous assure l'un d'eux.
Selon le ministre de l'Agriculture, Omar Jallow, une commission d'enquête devra bientôt déterminer comment Yahya Jammeh est devenu propriétaire. « L'enquête portera sur toutes ses possessions. Si la commission établit qu'il les a obtenues de façon illégale, ce sera la responsabilité du gouvernement de décider si l'on reprend la gestion ou si on les privatise ».
En attendant, les employés de l'ancien président continuent leur activité, sans trop savoir ce que l'avenir leur réserve.
Mais depuis le départ de Yahya Jammeh, l'établissement tourne au ralenti avec seulement une dizaine d'abattages contre une cinquantaine avant. Fidèle au poste, le directeur général Kebba Toumanding Sanneh, continue à s'acquitter de sa tâche. « Avec Jammeh ou sans Jammeh, je dois faire fonctionner l'entreprise. C'est mon mandat ! Il faut que les gens comprennent que ce n'est pas politique... l'abattoir est là pour servir l'intérêt des Gambiens », explique-t-il à RFI.
Mais d'autres marchands de bétail espèrent profiter du vent qui tourne et reprendre la main sur l'abattoir après des années de taxes trop élevées. « L'établissement est de plus en plus dégradé. On voudrait le gérer grâce à une association ... quand le gouvernement viendra, on va essayer de voir comment travailler avec eux », nous assure l'un d'eux.
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