Les États-Unis ont annoncé vendredi 12 novembre la mise en place des sanctions financières contre plusieurs responsables érythréens, en raison du soutien militaire apporté à l’Éthiopie dans le conflit sanglant qui l’oppose aux indépendantistes de la région du Tigré.
L’objectif des sanctions américaines serait, selon le communiqué du ministère érythréen de l’Information, « de faire souffrir et d’affamer la population. » Et ce en dépit du fait que ces sanctions ciblées, décidées par le département du Trésor, ne concernent que certains responsables militaires et politiques. Le directeur de l'Agence de sécurité nationale érythréenne et le conseiller économique du parti du président érythréen Issayas Afewerki ont ainsi été placés sur liste noire.
Pour Asmara, Washington cherche à « provoquer des troubles dans le pays » et fonde sa décision sur des « allégations fallacieuses. »
Selon les Nations unies, qui n’ont de cesse d’exiger le retrait des soldats érythréens présents dans la région du Tigré, le conflit aurait fait en un an plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. L’armée érythréenne est accusée de pillages, de viols et de meurtres de civils. Elle est aussi accusée d’avoir bloqué l’accès de l’aide humanitaire au Tigré. Les États-Unis veulent donc mettre la pression sur l’Érythrée.
L’Éthiopie a logiquement appuyé son voisin et allié en appelant les États-Unis à « annuler » leur décision.
L’objectif des sanctions américaines serait, selon le communiqué du ministère érythréen de l’Information, « de faire souffrir et d’affamer la population. » Et ce en dépit du fait que ces sanctions ciblées, décidées par le département du Trésor, ne concernent que certains responsables militaires et politiques. Le directeur de l'Agence de sécurité nationale érythréenne et le conseiller économique du parti du président érythréen Issayas Afewerki ont ainsi été placés sur liste noire.
Pour Asmara, Washington cherche à « provoquer des troubles dans le pays » et fonde sa décision sur des « allégations fallacieuses. »
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