Une erreur judiciaire retentissante qui conduit à une condamnation de l'État espagnol. La Cour suprême l'a condamné à indemniser Ahmed Tommouhi à hauteur de 2,5 millions d'euros. Ce ressortissant marocain a passé 15 ans en prison pour des faits de viols dans les années 1990, avant d'être acquitté en 2006. Ce n'est que 20 ans plus tard que l'État espagnol est condamné pour dommages et intérêts.
C'est une décision qui met fin à un combat long de 20 ans pour Ahmed Tommouhi, aujourd'hui âgé de 75 ans. Cet homme recevra prochainement environ 27 millions de dirhams, soit 2,5 millions d'euros, de la part de l'État d'Espagne.
Les deux affaires judiciaires le concernant remontent à novembre 1991 dans la province de Tarragone, en Catalogne. Des faits d'agressions physiques et sexuelles sont signalés dans plusieurs villes. À l'époque, le profil d'Ahmed Tommouhi correspondait parfaitement au signalement du suspect. Ce ressortissant marocain a ainsi été condamné à 24 et 51 ans de prison pour viol, enlèvement et vol.
Mais durant son incarcération longue de 15, la police espagnole finit par mettre la main sur les vrais coupables. La Cour suprême casse donc une première condamnation en 1997, mais Ahmed Tommouhi reste en prison jusqu'en 2006. Et à sa sortie, il n'est pas complètement acquitté ; il faut attendre 2023 pour que la deuxième peine soit également complètement annulée.
Après trois ans de lutte pour obtenir réparations, la justice espagnole finit par donner raison à Ahmed Tommouhi. Lors d'une conférence de presse, il a expliqué que « l'argent ne lui rendra pas la santé, ni le temps volé ».
C'est une décision qui met fin à un combat long de 20 ans pour Ahmed Tommouhi, aujourd'hui âgé de 75 ans. Cet homme recevra prochainement environ 27 millions de dirhams, soit 2,5 millions d'euros, de la part de l'État d'Espagne.
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