En marge du sommet Africa Forward à Nairobi, le président français Emmanuel Macron est revenu, le 11 mai 2026, sur les récents événements sécuritaires ayant touché le Mali, estimant que les autorités maliennes n’avaient pas pris « la meilleure décision », en demandant le retrait coordonné des forces françaises de l'opération Barkhane et de la task-force européenne Takouba.
Le président français a confirmé que ce désengagement se traduira par la fermeture progressive des bases de Gossi, Ménaka et Gao, tout en précisant que ce retrait s'effectuera de manière ordonnée en concertation avec les forces maliennes et la mission des Nations unies (MINUSMA).
Ce divorce militaire entre paris et Bamako, est la conséquence directe d’une rupture politique profonde avec la junte au pouvoir à Bamako. Le chef de l’État a fermement justifié ce départ par l’impossibilité de coopérer avec des autorités dont il ne partage ni la stratégie, ni les objectifs. Il a notamment dénoncé le recours aux mercenaires du groupe Wagner, dont les exactions sont documentées et a fustigé l'utilisation de la lutte antiterroriste comme un outil de conservation du pouvoir par les militaires maliens.
Toutefois, ce retrait du Mali ne signifie pas un désengagement de la France au Sahel, mais plutôt une réarticulation globale vers le Niger et les pays voisins. Avec l'accord de Niamey, des troupes seront repositionnées aux frontières maliennes pour contenir l'expansion d'Al-Qaïda et de Daesh. Le nouveau modèle d'intervention se veut plus discret et plus intégré aux armées locales, avec un soutien accru aux pays du golfe de Guinée tels que le Bénin, le Togo et la Côte d'Ivoire désormais directement menacés par la porosité des frontières.
Au-delà du volet militaire, Paris mise sur un changement de paradigme en plaçant le développement civil au cœur de sa stratégie. Via l'Alliance pour le Sahel, 22 milliards d'euros d'engagements financiers doivent soutenir des programmes sociaux et éducatifs pour prévenir l'enrôlement des populations par les groupes terroristes.
Emmanuel Macron a salué les résultats obtenus depuis 2013 et rendu un hommage solennel aux 53 soldats français tombés au Sahel, rappelant que la France demeure un partenaire engagé dans la durée pour la stabilité du continent africain.
Le président français a confirmé que ce désengagement se traduira par la fermeture progressive des bases de Gossi, Ménaka et Gao, tout en précisant que ce retrait s'effectuera de manière ordonnée en concertation avec les forces maliennes et la mission des Nations unies (MINUSMA).
Ce divorce militaire entre paris et Bamako, est la conséquence directe d’une rupture politique profonde avec la junte au pouvoir à Bamako. Le chef de l’État a fermement justifié ce départ par l’impossibilité de coopérer avec des autorités dont il ne partage ni la stratégie, ni les objectifs. Il a notamment dénoncé le recours aux mercenaires du groupe Wagner, dont les exactions sont documentées et a fustigé l'utilisation de la lutte antiterroriste comme un outil de conservation du pouvoir par les militaires maliens.
Toutefois, ce retrait du Mali ne signifie pas un désengagement de la France au Sahel, mais plutôt une réarticulation globale vers le Niger et les pays voisins. Avec l'accord de Niamey, des troupes seront repositionnées aux frontières maliennes pour contenir l'expansion d'Al-Qaïda et de Daesh. Le nouveau modèle d'intervention se veut plus discret et plus intégré aux armées locales, avec un soutien accru aux pays du golfe de Guinée tels que le Bénin, le Togo et la Côte d'Ivoire désormais directement menacés par la porosité des frontières.
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