Deux fois par jour, le train rapide Allegro arrive de Saint-Pétersbourg, après trois heures et demie de voyage. Sur le quai, très peu de familles ou d'amis venus chercher les passagers. Car la plupart sont en transit.
Helsinki, c'est d'abord le moyen le plus facile, et l'un des seuls restants, pour quitter la Russie et rejoindre l'Europe. Et ce quinquagénaire qui traîne deux grosses valises derrière lui ne cache pas les motifs de son départ : « Poutine, c'est de la merde, lance-t-il. On va en Lettonie, on est résident là-bas. »
Le train est réservé à ceux qui détiennent un passeport russe ou finlandais. Il faut aussi un visa, un passeport vaccinal. Les Russes qui peuvent l'emprunter sont donc privilégiés, comme Sara, qui vit en partie aux Pays-Bas.
Pour elle, l'angoisse n'est pas terminée : « On attend aussi une partie de notre famille qui est ukrainienne, ils vont venir chez nous aux Pays-Bas. Là, ils ont fui en Pologne. »
« Bienvenue », « paix et amour » adressés aux personnes russes arrivant dans l'Union européenne avec le train de Saint-Pétersbourg, en gare d'Helsinki le 6 mars.
« Bienvenue », « paix et amour » adressés aux personnes russes arrivant dans l'Union européenne avec le train de Saint-Pétersbourg, en gare d'Helsinki le 6 mars. AFP - EMMI KORHONEN
Certains de ces Russes prévoient de revenir. D'autres non, c'est le cas d'Alexei. Ce développeur informatique, accompagné de sa fiancée, veut mettre le cap sur l'Espagne.
On ne se sent pas en sécurité, dans notre propre pays. Vous pouvez aller en prison pour rien en Russie. On n'a pas prévu d'y revenir.
Les autorités finlandaises voudraient faire circuler plus de trains, ouverts à tous les Européens, mais les Russes n'ont toujours pas répondu à ces demandes.
Helsinki, c'est d'abord le moyen le plus facile, et l'un des seuls restants, pour quitter la Russie et rejoindre l'Europe. Et ce quinquagénaire qui traîne deux grosses valises derrière lui ne cache pas les motifs de son départ : « Poutine, c'est de la merde, lance-t-il. On va en Lettonie, on est résident là-bas. »
Le train est réservé à ceux qui détiennent un passeport russe ou finlandais. Il faut aussi un visa, un passeport vaccinal. Les Russes qui peuvent l'emprunter sont donc privilégiés, comme Sara, qui vit en partie aux Pays-Bas.
Pour elle, l'angoisse n'est pas terminée : « On attend aussi une partie de notre famille qui est ukrainienne, ils vont venir chez nous aux Pays-Bas. Là, ils ont fui en Pologne. »
« Bienvenue », « paix et amour » adressés aux personnes russes arrivant dans l'Union européenne avec le train de Saint-Pétersbourg, en gare d'Helsinki le 6 mars.
« Bienvenue », « paix et amour » adressés aux personnes russes arrivant dans l'Union européenne avec le train de Saint-Pétersbourg, en gare d'Helsinki le 6 mars. AFP - EMMI KORHONEN
Certains de ces Russes prévoient de revenir. D'autres non, c'est le cas d'Alexei. Ce développeur informatique, accompagné de sa fiancée, veut mettre le cap sur l'Espagne.
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