L’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff a accueilli ce lundi une délégation du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG) et de l’agence espagnole de coopération (AECID). L’occasion pour le Docteur Issa Lab de dresser un état des lieux sans complaisance de cette pathologie, qu’il qualifie d'« injustice sociale », tout en saluant la gratuité des soins désormais effective.
La fistule obstétricale n’est pas qu’une simple pathologie médicale ; elle est le visage du sous-développement. Selon le Dr Issa Lab, il est inacceptable qu'en donnant la vie, des femmes perdent leur dignité ou leur capacité à vivre décemment. Le spécialiste souligne que cette affection survient principalement chez des femmes non assistées lors de l'accouchement, faute de personnel qualifié ou de structures de santé accessibles.
Le profil des victimes est souvent le même : des femmes issues du monde rural ou de milieux précaires, confrontées à une double barrière. D'une part, l'éloignement géographique et la pauvreté limitent l'accès aux soins. D'autre part, le poids des préjugés culturels freine la guérison. Dans certaines zones, la maladie est encore perçue comme une malédiction ou le résultat d'un conflit familial, ce qui pousse les patientes à se cacher plutôt qu'à rejoindre les structures de santé pour un traitement pourtant curable.
Malgré l'absence de statistiques nationales précises — les spécialistes se basant sur les projections du service d'urologie de Grand Yoff — le Dr Lab note une évolution majeure depuis 2007. Auparavant, les patientes devaient attendre des campagnes d'opérations ponctuelles, parfois pendant plus d'un an. Aujourd'hui, la prise en charge est devenue une routine intégrée aux programmes opératoires quotidiens. Une femme arrivant à l'hôpital peut désormais être opérée dans un délai de deux semaines.
Cette transformation est le fruit d’une synergie entre le ministère de la Santé et des partenaires stratégiques tels que l'UNFPA, le centre Genre de la CEDEAO et, plus récemment, la coopération espagnole. Cette mobilisation garantit la gratuité totale des interventions chirurgicales, soulageant ainsi des familles qui, par le passé, s'endettaient lourdement pour se soigner.
Enfin, le combat ne s'arrête pas au bloc opératoire. Le volet de la réinsertion sociale, soutenu par le ministère de la Famille et de l’Action sociale, permet d'accompagner les femmes guéries. Par l'apprentissage de nouveaux métiers, ces dernières retrouvent une autonomie financière et une dignité au sein de leur communauté. Si le chemin reste long, la consolidation de ces partenariats laisse entrevoir, d'ici quelques années, une victoire décisive contre ce fléau.
La fistule obstétricale n’est pas qu’une simple pathologie médicale ; elle est le visage du sous-développement. Selon le Dr Issa Lab, il est inacceptable qu'en donnant la vie, des femmes perdent leur dignité ou leur capacité à vivre décemment. Le spécialiste souligne que cette affection survient principalement chez des femmes non assistées lors de l'accouchement, faute de personnel qualifié ou de structures de santé accessibles.
Le profil des victimes est souvent le même : des femmes issues du monde rural ou de milieux précaires, confrontées à une double barrière. D'une part, l'éloignement géographique et la pauvreté limitent l'accès aux soins. D'autre part, le poids des préjugés culturels freine la guérison. Dans certaines zones, la maladie est encore perçue comme une malédiction ou le résultat d'un conflit familial, ce qui pousse les patientes à se cacher plutôt qu'à rejoindre les structures de santé pour un traitement pourtant curable.
Malgré l'absence de statistiques nationales précises — les spécialistes se basant sur les projections du service d'urologie de Grand Yoff — le Dr Lab note une évolution majeure depuis 2007. Auparavant, les patientes devaient attendre des campagnes d'opérations ponctuelles, parfois pendant plus d'un an. Aujourd'hui, la prise en charge est devenue une routine intégrée aux programmes opératoires quotidiens. Une femme arrivant à l'hôpital peut désormais être opérée dans un délai de deux semaines.
Cette transformation est le fruit d’une synergie entre le ministère de la Santé et des partenaires stratégiques tels que l'UNFPA, le centre Genre de la CEDEAO et, plus récemment, la coopération espagnole. Cette mobilisation garantit la gratuité totale des interventions chirurgicales, soulageant ainsi des familles qui, par le passé, s'endettaient lourdement pour se soigner.
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