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France-Belgique : un derby dans la demie

A quelques heures de la première demi-finale de la Coupe du monde entre la France et la Belgique, retrouvez l'analyse et les enjeux de la rencontre signés de notre envoyé spécial en Russie.





De Sedan à Mouscron en passant par Bouillon et Tourcoing, la pression monte partout et surtout dans les fûts. Les hectolitres de bière coulent entre les deux frontières, nord et sud de deux pays en fête depuis le week-end dernier. L'histoire va frapper à la porte. A plus de 2 500 kilomètres de là, les stars françaises et belges vont s'affronter pour la 74e fois (24 victoires, 30 défaites et 19 nuls vu du camp français) dans un match qui ne sera pourtant pas banal dans la ville des Tsars.


Une première finale pour les Belges ?
Cette demi-finale de la 21e Coupe du monde sera la plus grande bataille de l'histoire depuis le 1er mai 1904 entre ces deux pays voisins et amis. Saint-Pétersbourg dégagera un horizon fabuleux bien au-delà de la Baltique. Le ciel sera peut-être auréolé d'une nouvelle finale pour les Bleus, la troisième en vingt ans après 1998 et 2006. Les Français en sont déjà à leur sixième demie (1958, 1982, 1986 et donc 1998 puis 2006). Seules trois nations ont fait mieux avec l'Allemagne (12), le Brésil (8) et l'Italie (7). La légende tend également la main à la Belgique. Les Diables Rouges disputent la deuxième demi-finale de leur histoire après 1986 et la défaite au Mexique face à l'Argentine (2-0). Ils sont donc à cent vingt minutes maximum d'un exploit inédit.

Thierry Henry en parfait espion

Si les Bleus sont sur la lancée de leur Euro, les Belges ont rebondi encore plus haut après la claque galloise en France en quarts de finale (3-1). «Mais c'était un coup de froid face au pays de Galles, prévient Didier Deschamps. La Belgique était une des meilleures équipes sur la phase de poules en France. Elle a le potentiel. C'est une génération qui se connaît. Il n'y a qu'à regarder les joueurs et où ils évoluent. Ils sont dans les meilleurs clubs européens, surtout en Angleterre. Ils ont aussi un vécu ensemble.» Les têtes sont quand même tombées après la désillusion de 2016. Les Belges ont fait un reset de leur staff, exit Marc Wilmots, pour l'expertise de Roberto Martinez associé à Thierry Henry comme adjoint.

Lire : Thierry Henry, le travailleur de l'ombre

Tous deux connaissent parfaitement la Premier League où évolue l'écrasante majorité de l'équipe type belge. «Titi», meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France avec 51 réalisations, est le parfait espion pour faire un croche-patte à son ex-coéquipier Didier Deschamps. Tous deux connaissent la route pour être champion du monde. Ils ont connu ce succès en 1998 et veulent rééditer l'exploit à vingt ans d'intervalle.

France-Belgique : 15 joueurs évoluent en Premier League

En 2000, ils ont aussi conquis ensemble le titre de champion d'Europe. La Belgique était un pays hôte. Les raccourcis sont nombreux entre les deux. Encore plus entre les deux sélections qui ont appris à vivre ensemble. Ce rendez-vous des voisins à Saint-Pétersbourg n'a jamais porté aussi bien son label. Cette fête devrait être belle entre vieux potes de longue date. Tout ce beau monde se connaît très bien pour jouer pour la plupart au quotidien ensemble. Surtout outre-Manche. Quinze joueurs des deux équipes se côtoient entre Chelsea (Kanté, Giroud, Courtois, Eden Hazard, Batshuayi), Manchester United (Fellaini, Lukaku, Pogba), Manchester City (Mendy, Kompany, De Bruyne) et Tottenham (Vertonghen, Alderweireld, Lloris, M. Dembélé). D'autres se voient tous les jours à Barcelone (Umtiti, O. Dembélé, Vermaelen) ou en France au PSG (Areola, Meunier, Kimpembé, Mbappé) et Monaco (Tielemans, Sidibé, Lemar). Il ne faudra pas se tromper de maillot. Mais suivant le qualifié, les uns devraient supporter les autres en finale à Moscou.
Les Bleus avec Matuidi

La capitale russe sera l'ultime étape d'un périple d'un mois et de sept matches. Pour revoir le majestueux stade Loujniki et effacer des mémoires leur plus mauvais match de ce Mondial face au Danemark en clôture du premier tour (0-0), les Bleus seront bien au complet face aux Belges. Didier Deschamps reconduira son équipe type de ce Mondial, celle qui est née contre le Pérou (1-0) et qui a séduit le monde avec sa victoire spectaculaire en huitièmes de finale contre l'Argentine (4-3), le plus beau match des soixante déjà disputés en Russie. DD compte sur le retour de Blaise Matuidi, suspendu face à l'Uruguay (2-0), dans le couloir gauche de son milieu. Le système en 4-2-3-1 ne devrait pas bouger. L'animation offensive ne devrait pas varier autour de l'axe Griezmann-Mbappé-Giroud dans ce système hybride qui penche offensivement à droite et défensivement à gauche. Les Bleus s'appuieront sur leur nouveau carré magique derrière et sur le «visse» N'Golo Kanté qui équilibre le jeu dans tous les sens. Un des duels de ce match concernera aussi les deux extrêmes entre Lloris et Courtois, sans doute les deux meilleurs gardiens de cette Coupe du monde.


«Il faudra une très grande équipe de France.» Hugo Lloris

«On a conscience qu'on va affronter une des meilleures équipes, la plus complète du tournoi, affirme le capitaine tricolore. Il y a tout ce qu'il faut. Elle est forte au sol, solide derrière et dans les airs. Offensivement, ils ont beaucoup de qualités. Ils en ont aussi sur le banc. Il faudra être très solide. La réponse sera collective. Il faudra être le plus structuré possible, discipliné pour éviter de leur laisser de l'espace. Ils sont en pleine confiance après avoir renversé le Japon avec un scénario fou et après avoir battu le Brésil qui était le principal favori. Je crois que les Belges arriveront avec beaucoup de confiance. Il faudra une très grande équipe de France.»
Une Belgique invaincue sur ses 24 derniers matches

D'autres combats intenses seront les clés de cette première demi-finale. Celui de colosse entre Lukaku et Umtiti ou des anciens Lillois Pavard et Hazard. Le Parisien Thomas Meunier, suspendu, verra tout ça de loin. Mais il espérera que sa sélection continue sa série de folie. La Belgique reste invaincue sur ses vingt-quatre derniers matches (19 victoires, cinq nuls) dont cinq succès de rang dans ce Mondial où elle a déjà marqué quatorze fois contre neuf buts aux Français. Ce derby entre amis devrait donc être spectaculaire. Et faire couler beaucoup de bière et de pression dans cette demie.

francefootball


Mardi 10 Juillet 2018 - 10:22


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