L'ancien président est arrivé ce mercredi, peu après 8 h, dans une berline noire au pôle financier de Paris, où il devait être interrogé par les juges. Son audition avait déjà été plusieurs fois reportée.
Peu de temps après, son ancien directeur de campagne et actuel préfet de Lozère Guillaume Lambert, le député UMP Philippe Briand, qui en était le trésorier, et un avocat de l'UMP, Philippe Blanchetier, ont été placés en garde à vue à l'Office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF), à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre, cette fois, de l'affaire Bygmalion.
L'enquête sur les pénalités, dans laquelle est entendu l'ex-président, porte sur le paiement par l'U MP, fin octobre 2013, des sanctions infligées à Nicolas Sarkozy pour le dépassement du plafond - 22,5 millions d'euros - de ses dépenses durant la campagne perdue en 2012.
Le rejet des comptes avait privé l'UMP du remboursement de plus de dix millions de frais de campagne. Mais le Conseil constitutionnel avait aussi ordonné au candidat Sarkozy la restitution à l'Etat d'une avance forfaitaire de 153 000 euros et lui avait infligé une pénalité de 363 615 euros, correspondant au dépassement constaté.
Or, le fait pour l'UMP d'avoir pris en charge ces frais peut constituer un abus de confiance, car les pénalités visaient le candidat lui-même et l'argent du parti aurait ainsi été détourné à son profit. A l'époque, pour se renflouer, l'UMP, très endettée, avait lancé une grande souscription auprès de ses militants, le « Sarkothon ». Les juges ont la possibilité de mettre en examen l'ancien chef de l'Etat ou de le placer sous le statut intermédiaire de témoin assisté.
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