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François Hollande en Irak prédit une «année de victoire contre le terrorisme»

François Hollande est arrivé à Bagdad ce lundi 2 janvier pour une visite aux soldats français en opération dans le pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. A cette occasion, le chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de lutter en Irak contre le groupe Etat islamique (EI) pour « prévenir des actes terroristes » en France. Plus tard dans la journée, à Erbil, au Kurdistan irakien, le président français a estimé que la bataille que livrent les forces irakiennes et la coalition internationale pour reprendre Mossoul au groupe EI pourrait s'achever «avant l'été».



François Hollande entend assumer ses fonctions jusqu'au terme de son mandat. Il l'a dit samedi soir au moment de présenter ses vœux aux Français. Et c'est notamment le cas de sa mission de protéger les Français et donc de chef de guerre, alors que la menace terroriste reste très importante comme l'a montré l'attentat de la Saint-Sylvestre à Istanbul. Car si c'est en observateur qu'il voit se mettre en place la campagne pour la présidentielle du printemps, il veut montrer qu'il est acteur et que pour l'instant, c'est encore lui qui s'occupe du domaine réservé que la Constitution accorde au chef de l'Etat.
 
En Irak, ce sont quelque 450 militaires français, artilleurs autour de Mossoul, mais aussi forces spéciales qui opèrent pour des missions de formation, de soutien et d'accompagnement au combat. Il faut y ajouter les avions Rafale de la mission Chammal aux Emirats arabes unis et en Jordanie, et ce sont au total environ 1 200 militaires français qui sont dans la région sous les ordres du président de la République.
 
Visite-éclair à Bagdad
 
Ce déplacement est aussi une manière de montrer son soutien aux militaires français, quelques jours après que le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers a demandé un effort budgétaire accru en matière de défense.
 
François Hollande, qui a atterri tôt ce lundi à Bagdad, était déjà venu en Irak en septembre 2014. Il est à ce jour le seul dirigeant majeur de la coalition internationale anti-EI, dirigée par les Etats-Unis, à s'être rendu en Irak depuis le lancement de cette coalition il y a deux ans et demi.
 
A cette occasion, le président français a pointé la nécessité de lutter en Irak contre le groupe Etat islamique (EI) pour « prévenir des actes terroristes » en France en 2017, « année de victoire contre le terrorisme ». « Agir contre le terrorisme ici en Irak, c'est aussi prévenir des actes terroristes sur notre propre sol », a-t-il insisté devant les instructeurs militaires français qui forment les troupes d'élite du contre-terrorisme (CTS) irakien engagées dans la lutte contre l'EI.
 
Le président français sur le front anti-EI avec les Kurdes près de Mossoul
 
Après Bagdad, le président François Hollande a endossé ses habits de chef de guerre en se rendant sur une fortification des combattants kurdes peshmergas dans le nord de l'Irak, à environ 15 km des positions du groupe Etat islamique, retranché à Mossoul.
 
La bataille que livrent les forces irakiennes et la coalition internationale pour reprendre Mossoul au groupe Etat islamique (EI) pourrait s'achever « avant l'été », a déclaré François Hollande à Erbil, au Kurdistan irakien, dernière étape de son déplacement.
 
« Il nous a été confirmé que nous pourrions atteindre cet objectif, autant qu'il sera possible, au printemps, en tout cas avant l'été », a souligné le chef de l'Etat au sujet de l'offensive lancée le 17 octobre pour reprendre aux jihadistes la totalité de Mossoul, ville du nord de l'Irak qu'ils occupent depuis juin 2014.
 
Si Mossoul est le dernier bastion des jihadistes en Irak, ils conservent toutefois encore intégralement la ville syrienne de Raqqa qui sera « le prochain objectif », selon le président français. « Ce sera long, mais ce sera victorieux », a-t-il déclaré.
 
 
Les forces françaises en Irak
 
Depuis septembre 2014 la France a engagé toutes ses armées en Irak. Le porte-avions Charles-de-Gaulle avec à son bord des chasseurs Rafale a été déployé aussi bien en Méditerranée orientale que dans les eaux du Golfe.
 
Les chasseurs bombardiers français interviennent depuis les pays voisins de l’Irak. Six Rafale décollent depuis les Emirats arabes unis et six autres encore plus proches du théâtre des opérations sont basés en Jordanie.
 
Au sol, la Task force Wagram, un détachement d’artillerie de 150 hommes, a déployé ses quatre canons César à Qayyarah à quelques kilomètres au sud de Mossoul. En octobre dernier, au début de l’opération pour libérer la deuxième ville d’Irak, ce sont les tirs précis de ces soldats français qui ont notamment contribué à ouvrir la voie aux troupes irakiennes.
 
Sur les lignes de front en Irak, les forces spéciales françaises ne sont officiellement pas engagées directement dans la bataille, leur présence est pourtant permanente, déployées pour conseiller aussi bien les peshmergas kurdes que les unités d’élite irakiennes.
 
Des unités formées en partie par la France. Depuis un an et demi, les instructeurs de l’armée française ont encadré et entraîné la moitié des soldats de l’ICTS, les services de contre-terrorisme irakien.
 


Rfi.fr

Mardi 3 Janvier 2017 - 08:18