En Gambie, la mort d’une fillette âgée d’un mois, à la suite d’une mutilation génitale féminine (MGF), suscite une vive émotion et relance le débat sur cette pratique traditionnelle.
La police de Wellingara a annoncé l’ouverture d’une enquête après que l’enfant, excisée dans ledit village, a subi de graves hémorragies. Selon les autorités, elle a été transportée en urgence à l’hôpital maternel et infantile de Bundung, où elle a été déclarée morte à son arrivée.
Une enquête interne menée par l’hôpital a confirmé que la fillette avait subi une excision. Deux femmes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire ont été placées en détention, selon la police. L’enquête se poursuit à Wellingara, dans l’ouest du pays, où se sont déroulés les faits. Une autopsie est en cours afin de déterminer si l’intervention est la cause directe du décès.
Pourtant illégale depuis 2015, l’excision reste encore largement pratiquée en Gambie. Des militants des droits humains ont réclamé, mardi, justice après ce drame. La Gambie affiche l’un des taux de MGF les plus élevés au monde, avec 73 % des femmes et filles âgées de 15 à 49 ans concernées, selon l’Unicef (2024).
Selon une étude de l’Université de Birmingham publiée en 2023, environ 44 320 filles et jeunes femmes meurent chaque année des suites de MGF dans les pays où elles sont pratiquées. Ces mutilations incluent l’ablation partielle ou totale du clitoris, ou plus largement des organes génitaux externes, entraînant douleurs, traumatismes, infections, hémorragies, stérilité, et complications lors de l’accouchement.
La police de Wellingara a annoncé l’ouverture d’une enquête après que l’enfant, excisée dans ledit village, a subi de graves hémorragies. Selon les autorités, elle a été transportée en urgence à l’hôpital maternel et infantile de Bundung, où elle a été déclarée morte à son arrivée.
Une enquête interne menée par l’hôpital a confirmé que la fillette avait subi une excision. Deux femmes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire ont été placées en détention, selon la police. L’enquête se poursuit à Wellingara, dans l’ouest du pays, où se sont déroulés les faits. Une autopsie est en cours afin de déterminer si l’intervention est la cause directe du décès.
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