L'un après l'autre, les nouveaux députés prêtent serment. « J'accomplirai les fonctions de députée de l'Assemblée nationale sans peur et sans favoriser personne », déclare une élue.
Des mots qui prennent tout leur sens aujourd'hui. Beaucoup de ces députés espèrent désormais jouer un vrai rôle dans la vie politique gambienne. C'est aussi le souhait de la nouvelle présidente de l'Assemblée, Mariam Denton. « C'est un nouveau jour, c'est une nouvelle ère. L'Assemblée nationale est maintenant l'un des trois différents pouvoirs du pays, sans que l'exécutif ne puisse la contrôler », prévient-elle.
Même si l'ancien parti d'Adama Barrow, le Parti démocratique unifié (UDP), a la majorité absolue, les autres partis de la coalition espèrent avoir leur mot à dire. Comme l’Organisation démocratique du peuple pour l’indépendance et le socialisme (PDOIS) et son leader Halifa Sallah. « L'UDP ne peut pas destituer un président, puisqu'il faut la majorité des deux tiers pour pouvoir faire ça. Ils ne peuvent pas amender la Constitution, il faut la majorité des trois quarts. Donc tout ce qu'ils peuvent faire seuls, c'est passer de simples lois », explique-t-il.
De leur côté, les députés du parti de Yahya Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRP) font plutôt profil bas. Alors qu'ils possédaient jusqu'à présent presque tous les sièges de l'Assemblée, ils n'en ont plus que cinq. Parmi eux, Mussa Nyassi, se dit prêt à collaborer avec ses nouveaux collègues. « Les décisions qui vont dans le sens de l'intérêt général, nous les voterons et leur donnerons tout notre soutien. Mais à l'inverse, les autres propositions, nous les critiquerons de façon constructive, nous donnerons notre opinion, expliquerons pourquoi nous pensons qu'on ne devrait pas valider cette décision », promet-il.
Un parti décidément très en retrait dans ce nouveau Parlement, puisque même le poste de chef de la minorité lui échappe et revient à l'un des partis de la coalition, le Parti de la réconciliation nationale (NRP).
RFI
Des mots qui prennent tout leur sens aujourd'hui. Beaucoup de ces députés espèrent désormais jouer un vrai rôle dans la vie politique gambienne. C'est aussi le souhait de la nouvelle présidente de l'Assemblée, Mariam Denton. « C'est un nouveau jour, c'est une nouvelle ère. L'Assemblée nationale est maintenant l'un des trois différents pouvoirs du pays, sans que l'exécutif ne puisse la contrôler », prévient-elle.
Même si l'ancien parti d'Adama Barrow, le Parti démocratique unifié (UDP), a la majorité absolue, les autres partis de la coalition espèrent avoir leur mot à dire. Comme l’Organisation démocratique du peuple pour l’indépendance et le socialisme (PDOIS) et son leader Halifa Sallah. « L'UDP ne peut pas destituer un président, puisqu'il faut la majorité des deux tiers pour pouvoir faire ça. Ils ne peuvent pas amender la Constitution, il faut la majorité des trois quarts. Donc tout ce qu'ils peuvent faire seuls, c'est passer de simples lois », explique-t-il.
De leur côté, les députés du parti de Yahya Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRP) font plutôt profil bas. Alors qu'ils possédaient jusqu'à présent presque tous les sièges de l'Assemblée, ils n'en ont plus que cinq. Parmi eux, Mussa Nyassi, se dit prêt à collaborer avec ses nouveaux collègues. « Les décisions qui vont dans le sens de l'intérêt général, nous les voterons et leur donnerons tout notre soutien. Mais à l'inverse, les autres propositions, nous les critiquerons de façon constructive, nous donnerons notre opinion, expliquerons pourquoi nous pensons qu'on ne devrait pas valider cette décision », promet-il.
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