Au Ghana, le gouvernement veut réformer la Constitution. Il propose notamment de porter de quatre à cinq ans le mandat présidentiel et de permettre aux candidats de se présenter dès l'âge de 35 ans. Une réforme présentée comme un moyen de moderniser les institutions, mais qui relance aussi le débat sur les priorités du pays.
Quatorze ans déjà que cette réforme constitutionnelle est sur la table au Ghana. Une première tentative avait échoué en 2019 : un référendum sur l'élection des responsables locaux avait été annulé à seulement deux semaines du scrutin. Kobi Annan avait participé à ce long processus de révision. Pour lui, il est peu probable que cette nouvelle réforme profite à l’actuel président John Mahama.
« Certains, surtout dans l'opposition, pensent que John Mahama cherche à rester un an de plus au pouvoir. Je n'y crois pas. Même si un vote avait lieu rapidement, modifier la Constitution prendrait encore des années de procédures et d'examens juridiques. Je ne pense donc pas que cette réforme puisse le concerner », détaille-t-il.
« Une occasion manquée »
Le gouvernement estime qu'un mandat de cinq ans laisserait davantage de temps pour gouverner entre la transition et la campagne suivante. Pour Franklin Cudjoe, fondateur du think tank Imani Africa, le vrai débat est ailleurs.
« De nombreuses propositions avaient été formulées, mais le gouvernement a surtout retenu celles qui portent sur les questions politiques. Je suis déçu, car l’un des principaux défis du Ghana reste la gestion de l’argent et des ressources publiques. C’est, selon moi, une occasion manquée. »
Les projets de loi doivent être finalisés d’ici octobre. Les dispositions qui nécessitent une révision de la Constitution seront ensuite soumises à référendum, probablement en même temps que les élections locales de 2027.
Quatorze ans déjà que cette réforme constitutionnelle est sur la table au Ghana. Une première tentative avait échoué en 2019 : un référendum sur l'élection des responsables locaux avait été annulé à seulement deux semaines du scrutin. Kobi Annan avait participé à ce long processus de révision. Pour lui, il est peu probable que cette nouvelle réforme profite à l’actuel président John Mahama.
« Certains, surtout dans l'opposition, pensent que John Mahama cherche à rester un an de plus au pouvoir. Je n'y crois pas. Même si un vote avait lieu rapidement, modifier la Constitution prendrait encore des années de procédures et d'examens juridiques. Je ne pense donc pas que cette réforme puisse le concerner », détaille-t-il.
« Une occasion manquée »
Le gouvernement estime qu'un mandat de cinq ans laisserait davantage de temps pour gouverner entre la transition et la campagne suivante. Pour Franklin Cudjoe, fondateur du think tank Imani Africa, le vrai débat est ailleurs.
« De nombreuses propositions avaient été formulées, mais le gouvernement a surtout retenu celles qui portent sur les questions politiques. Je suis déçu, car l’un des principaux défis du Ghana reste la gestion de l’argent et des ressources publiques. C’est, selon moi, une occasion manquée. »
Les projets de loi doivent être finalisés d’ici octobre. Les dispositions qui nécessitent une révision de la Constitution seront ensuite soumises à référendum, probablement en même temps que les élections locales de 2027.
Autres articles
-
Nouveaux affrontements à la frontière Maroc-Melilla après des tentatives de passage
-
Statistique : la CEDEAO adopte de nouvelles directives à Dakar pour harmoniser les données régionales
-
Accusée de xénophobie, l’Afrique du Sud propose un dialogue continental sur les migrations
-
La RDC face à une multiplication des cas de choléra en plus de l'épidémie d'Ebola
-
Afrique du Sud: le Parlement panafricain adopte une résolution sur les violences xénophobes




Nouveaux affrontements à la frontière Maroc-Melilla après des tentatives de passage


