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Guinée-Bissau: la société civile exige à nouveau «la restauration de la démocratie» un mois après le coup d’État



Guinée-Bissau: la société civile exige à nouveau «la restauration de la démocratie» un mois après le coup d’État
Ce 1er janvier 2026 en Guinée-Bissau, plus d'un mois après le coup d’État militaire qui a porté le général Horta N'Tam au pouvoir, des militants de la société civile ont tenté de manifester pour exiger «la libération de tous les prisonniers politiques», «la restauration de la démocratie» et « la publication des résultats de la présidentielle» organisée le 23 novembre dernier. «Le seul qui soit légitime au pouvoir, c'est le candidat Fernando Dias, vainqueur» de scrutin, insiste un membre du mouvement Pó de Terra.
Le réveillon a été plutôt morose en Guinée-Bissau. En ce passage de 2025 à 2026, les rues de la capitale n'étaient pas à la fête, les habitants ont préféré passer le Nouvel an à la maison.

Des militants de la société civile ont tout de même tenté de manifester dans la journée et dans la soirée du 1er janvier, pour protester contre la junte du haut-commandement militaire du général Horta N'Tam, investi président de transition à la faveur du putsch qui a poussé à l'exil l'ex-président Umaru Sissoco Embalo le 26 novembre dernier.

À l'image de plusieurs organisations de la société civile, Pó de Terra exige le départ des militaires. « D'abord, nous voulons la libération de tous les prisonniers politiques, ensuite, la restauration de la démocratie et enfin la publication des résultats de la présidentielle, lance un de ses membres au micro de Ligia Anjos, de la rédaction lusophone de RFI. Parce que le peuple n'a pas voté pour le haut-commandement militaire ».

« Il faut vite imposer Fernando Dias à la tête du pays »

Il poursuit : «Le haut-commandement militaire dit qu'il y a des problèmes plus graves, qui justifient le coup d'État. Mais ce n'est pas vrai ! S'ils sont républicains, comme ils le disent, qu'ils créent toutes les conditions pour une publication des vrais résultats électoraux. Mais nous dire qu'il faut passer par une transition d'un an, ça, le peuple ne peut l'accepter ! Et le peuple ne soutient pas les militaires. Donc, nous devons persister et continuer à nous battre !»

Il conclut : «Le seul qui soit légitime au pouvoir, c'est le candidat Fernando Dias, vainqueur de la présidentielle. Au nom du mouvement révolutionnaire pour la terre, au nom du pacte social, au nom de la société civile bissau-guinéenne, nous appelons l'équipe de campagne de Fernando Dias afin qu'ils assument leur responsabilité. Il faut vite imposer Fernando Dias à la tête du pays, pour garder le soutien du peuple.»

La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives dans le pays, par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral.

La junte a depuis nommé le général Horta N'Tam comme président d'une transition censée durer un an. Début décembre, les militaires ont publié une «charte de la transition», un texte servant de cadre juridique pendant cette période.

Avant le coup d'État de novembre, la Guinée-Bissau avait déjà connu quatre prises de pouvoir militaires et plusieurs tentatives d'insurrection depuis son indépendance du Portugal en 1974.

RFI

Vendredi 2 Janvier 2026 - 09:13


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