Le procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI), Mame Mandiaye Niang, a exhorté les autorités guinéennes à mener à terme, « dans des délais raisonnables », le procès du massacre du 28 septembre 2008, actuellement en phase d’appel. En visite de trois jours à Conakry, il a insisté sur l’urgence d’aboutir, alors que victimes et accusés vieillissent et que certains disparaissent.
Jugé en première instance le 31 juillet 2024, ce dossier a conduit à la condamnation de huit des douze accusés pour crimes contre l’humanité, avec des peines allant de dix ans de prison à la perpétuité. La majorité des condamnés ont interjeté appel, prolongeant ainsi une procédure déjà longue et sensible.
Parmi eux figure l’ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, depuis gracié par le président, Mamadi Doumbouya. Trois accusés sont décédés avant la fin de la procédure, dont Claude Pivi en janvier 2026 et Aboubacar Diakité, dit « Toumba », en mars de la même année.
Le procès trouve son origine dans les événements du 28 septembre 2008, lorsque des forces de sécurité avaient violemment réprimé un rassemblement au stade de Conakry contre une éventuelle candidature de Moussa Dadis Camara à l’élection présidentielle. Au moins 157 personnes avaient été tuées, des centaines de femmes violées, plusieurs disparues et près de 1 500 autres blessées.
Au-delà des accusés déjà jugés, d’autres militaires sont poursuivis dans un procès complémentaire. Mais pour la CPI, l’enjeu dépasse la seule responsabilité pénale : il s’agit aussi de rendre justice aux victimes encore en vie. « Beaucoup ont été affectées, certaines sont malades, d’autres décèdent. Il est crucial que justice soit rendue de leur vivant », a rappelé Mame Mandiaye Niang.
Symbole de la lutte contre l’impunité en Guinée, ce procès est scruté tant au niveau national qu’international. La CPI entend ainsi maintenir la pression pour que cette procédure historique aboutisse définitivement.
Jugé en première instance le 31 juillet 2024, ce dossier a conduit à la condamnation de huit des douze accusés pour crimes contre l’humanité, avec des peines allant de dix ans de prison à la perpétuité. La majorité des condamnés ont interjeté appel, prolongeant ainsi une procédure déjà longue et sensible.
Parmi eux figure l’ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, depuis gracié par le président, Mamadi Doumbouya. Trois accusés sont décédés avant la fin de la procédure, dont Claude Pivi en janvier 2026 et Aboubacar Diakité, dit « Toumba », en mars de la même année.
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