Jeunes militants de l'opposition et forces de l'ordre s'affrontent, le 23 septembre 2013 à Conakry. AFP PHOTO / CELLOU BINANI
Dans le quartier du marché de Taouya, les rues sont jonchées de débris et de cailloux. Des petits groupes de jeunes se rassemblent prêts à réagir au moindre mouvement. Ce sont des Soussous. À quelques centaines de mètres à Kankankoura, on trouve les mêmes groupes de jeunes, ce sont des Malinkés, puis plus loin encore, en remontant des ruelles boueuses, au carrefour Lamrana, ce sont des Peuls.
→ À (RE)LIRE : Heurts entre partisans de la mouvance présidentielle et de l'opposition à Conakry
L’ambiance est tendue. Les groupes s’observent de loin, prêts à s’affronter à coup de pierres au moindre mouvement. Toute présence étrangère suscite immédiatement des cris et des disputes.
En contrebas, une boulangerie incendiée la veille, achève de se consumer. La présence de policiers dissuade les affrontements, mais de jeunes hommes casqués et parfois équipés de boucliers improvisés ont formé des groupes de vigilance. « Quiconque vienne maintenant nous attaquer, on va riposter en conséquence », explique l'un d'eux.
Les affrontements dégénèrent en conflit ethnique
La crispation politique a engendré une crispation ethnique et communautaire, alors que les élections législatives sont prévues samedi 28 septembre. Dans ce quartier, les plus anciens sont effarés par l’ambiance. « C'est déplorable, se désole l'un d'eux. On aurait pu faire mieux que de se mettre à se jeter des pierres ou faire du grabuge ».
Toute la journée les leaders de l’opposition, de la mouvance présidentielle et du gouvernement ont appelé au calme. Mais les jeunes les écoutent à peine.
Source : Rfi.fr
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L’ambiance est tendue. Les groupes s’observent de loin, prêts à s’affronter à coup de pierres au moindre mouvement. Toute présence étrangère suscite immédiatement des cris et des disputes.
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Source : Rfi.fr
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