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Guinée : le Réseau ouest-africain des défenseurs droits humains exige qu’une enquête internationale et indépendante soit ouverte



La Guinée connaît des dissensions politiques relatives au projet de réforme constitutionnelle et des élections législatives prévues le 16 février 2020. Les manifestations appelées sur l’ensemble du territoire national par les partis politiques de l’opposition et la société civile, réunies au sein du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)  depuis octobre 2019 pour protester contre toute stratégie qui permettrait un maintien au pouvoir du Président Alpha CONDE au-delà de 2020 ont été émaillées de violences et ont entrainé la mort, selon le Réseau africain des droits de l'homme, d’au moins 35 personnes, des blessés, des arrestations et détentions arbitraires ainsi que des dégâts matériels considérables sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise par les autorités pour mener des enquêtes sérieuses sur cette situation.


En effet, cette situation a été particulièrement aggravée par l’annonce faite par le Président guinéen de l’élaboration d’un projet de nouvelle constitution en décembre dernier. Faisant suite à cette annonce, le FNDC, y voyant une stratégie qui viserait à contourner le verrou de la limitation du nombre de mandats présidentiels prévue par la Constitution en vigueur en Guinée, empêchant une alternance politique en 2020 a encore appelé à manifester.  

C’est dans ce contexte que, suite à la journée de résistance active appelée par le FNDC le 29 Janvier 2020, durant des affrontements entre des manifestants et la police à Wanindara 3, que la police guinéenne a pris en otage et utilisé comme bouclier humain une femme. Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH) dénonce, dans une note lundi,  une banalisation de la vie humaine sur le territoire guinéen en violation de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et des Principes de base des Nations Unies sur le recours à la force et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois.


 Le ROADDH exige qu’une enquête internationale et indépendante soit ouverte sur les violations des droits de l’homme enregistrées depuis octobre 2019 en Guinée. Le Réseau rappelle à l’État Guinéen son obligation de protéger les populations sur son territoire, y compris les personnes vulnérables dont les femmes, ce, conformément aux engagements auxquels il a librement souscrit.


Salif SAKHANOKHO

Lundi 3 Février 2020 - 18:57



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