Hissène Habré rompt enfin le silence. L’ancien président tchadien a réagi à la décision du gouvernement sénégalais de l’extrader vers son pays, avant de se rétracter sous la pression de la communauté internationale et des organisations de défense des droits humains. L’ancien homme fort de Ndjamena a accordé une interview exclusive à nos confrères de « La Gazette ». Dans un extrait choisi par Sud Fm, l’ancien dictateur tchadien parle de « l’exécution d’un complot d’assassinat politique ».
Hissène Habré dit à la fois être surpris et non de cette décision du gouvernement du Sénégal de l’extrader vers le Tchad. « Je suis à la fois surpris et non. Surpris parce que j’ai appris la nouvelle comme tout le monde, sans être informé. Même mes avocats n’étaient pas informés. Pourtant dans de situations pareilles, il y a des procédures à poursuivre », s’explique M. Habré.
« Je ne suis pas surpris parce que depuis 20 ans, nous vivons dans des situations comme celle-là », ajoute-t-il avant de rappeler qu’un jour « un avion mystérieux a atterri sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor pour m’amener soit en Lybie soit au Nigeria ».
Hissène Habré relève par la suite la confusion du gouvernement sénégalais dans les termes. « Je ne comprends même pas. Tantôt on parle d’extradition, tantôt on parle d’expulsion », souligne-t-il. Avant de faire observer que « sans doute, c’est l’exécution d’un complot d’assassinat politique ; un complot politico-financier derrière lequel il y a le Guide libyen Mouammar Kadhafi ». Car, rappelle-t-il, « tout le monde connait mon opposition à Kadhafi à propos de la bande d’Aouzou ». Par ailleurs, il a salué l’hospitalité des Sénégalais. « Nous nous sentons, mon épouse et moi, chez nous au Sénégal », se félicite-t-il.
Abdourahmane SY (Ferloo.com)
Hissène Habré dit à la fois être surpris et non de cette décision du gouvernement du Sénégal de l’extrader vers le Tchad. « Je suis à la fois surpris et non. Surpris parce que j’ai appris la nouvelle comme tout le monde, sans être informé. Même mes avocats n’étaient pas informés. Pourtant dans de situations pareilles, il y a des procédures à poursuivre », s’explique M. Habré.
« Je ne suis pas surpris parce que depuis 20 ans, nous vivons dans des situations comme celle-là », ajoute-t-il avant de rappeler qu’un jour « un avion mystérieux a atterri sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor pour m’amener soit en Lybie soit au Nigeria ».
Hissène Habré relève par la suite la confusion du gouvernement sénégalais dans les termes. « Je ne comprends même pas. Tantôt on parle d’extradition, tantôt on parle d’expulsion », souligne-t-il. Avant de faire observer que « sans doute, c’est l’exécution d’un complot d’assassinat politique ; un complot politico-financier derrière lequel il y a le Guide libyen Mouammar Kadhafi ». Car, rappelle-t-il, « tout le monde connait mon opposition à Kadhafi à propos de la bande d’Aouzou ». Par ailleurs, il a salué l’hospitalité des Sénégalais. « Nous nous sentons, mon épouse et moi, chez nous au Sénégal », se félicite-t-il.
Abdourahmane SY (Ferloo.com)
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