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Incident après un débat : Djibril Beye dépose une plainte contre X à la gendarmerie de Ouakam

Djibril Beye a déposé une plainte contre X pour menaces, injures et tentative d'agression physique à la Gendarmerie de Ouakam.
Dans sa plainte, M. Beye précise que les faits se sont déroulés le 12 septembre 2026 vers 1h 30 mn, à l'issue de son débat dans les locaux de Seneweb. Il dit avoir été victime d'une tentative d'agression physique de la part d'un individu qui avait rejoint sur place mon co débatteur Rassoul Mbaye du PASTEF en provenance de Walfadjri.
Selon lui, ces “agissements constituent des injures, des menaces et une tentative de coups et blessures volontaires”. Face à cette situation, il sollicite en conséquence l'ouverture d'une enquête afin d'identifier l'auteur des faits.

Ci-dessous l'intégralité de son message.



Mesdames et Messieurs les Directeurs de publication 
 
Suite à la tentative d'agression physique dont j'ai été victime après mon débat sur Seneweb, je tiens à m'adresser solennellement à vous, garants du débat public au Sénégal.
 
Je vous demande de bien vouloir publier et relayer cet acte ignoble et dangereux pour la démocratie, afin que nul n'en ignore la gravité et que de tels agissements ne se reproduisent plus dans notre espace médiatique.
 
Je refuse de céder à la peur. Je refuse de me taire. Je refuse que l'intimidation remplace l'argument.
 
L'Histoire nous enseigne une leçon tragique. Le nazisme et le fascisme ne se sont pas imposés d'abord par les idées, mais par la peur. L'intimidation dans la rue, les milices qui agressaient les opposants, la violence dans les escaliers, dans les rédactions, dans les studios, c'était leur stratégie méthodique pour museler toutes les forces vives, faire taire les journalistes, les intellectuels et les démocrates.
 
Ils commençaient toujours par un insulté dans un ascenseur. Puis par un coup évité de justesse. Puis par le silence général.
 
Je ne laisserai pas cette logique s'installer au Sénégal. Notre pays a une grande tradition de débat démocratique, de téranga et de respect de l'adversaire. Nous ne devons jamais accepter que la violence physique devienne un mode d'expression politique.
 
C'est pourquoi j'ai décidé de porter plainte et de poursuivre cette affaire devant la justice. Non par vengeance, mais par principe. Pour protéger tous les débatteurs, tous les journalistes, tous les citoyens qui osent penser différemment.
 
Je vous invite, en tant que piliers de notre démocratie, à condamner sans ambiguïté toute forme de violence et d'intimidation contre les acteurs du débat public.
 
La peur ne fera pas taire la vérité.
 
Fait à Dakar, le 12 septembre 2026
 
 
 

 

Moussa Ndongo

Samedi 12 Septembre 2026 - 19:41


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