La province rurale de Larache, à une centaine de km au sud de Tanger (nord), figure parmi les zones les plus touchées par les intempéries. Les conséquences économiques sont déjà importantes, notamment dans la zone de Ksar El Kébir.
À Ksar El Kébir, des habitants, des enfants et des personnes âgées, se sont retrouvés bloqués sur les toits de leurs habitations avant d'être secourus par la gendarmerie royale, évacués à l'aide de petites embarcations. De fortes pluies, des averses orageuses avec risque de grêle et de fortes rafales de vent ont encore été annoncées jeudi et vendredi à travers le pays.
« Un total de 143 164 personnes » ont été évacuées depuis vendredi dernier « dans le cadre d'interventions préventives visant à protéger les vies et garantir la sécurité des citoyens », a précisé le ministère de l'Intérieur ce jeudi 5 février. Dans la province de Sidi Kacem, à environ 120 km au sud de Ksar el Kébir, plus de 10 000 habitants ont été déplacés, parfois en hélicoptères. De nombreuses routes ont été submergées et des terres agricoles inondées, dont des champs de citronniers.
Dans la région de Ksar El Kébir sont cultivées les terres agricoles qui approvisionnent la région de Tanger. Des parcelles qui sont noyées : la plaine, connue pour ses champs de céréales, de pommes de terre et de betteraves sucrières, est ravagée. Les pertes de production sont importantes.
Abdellah El-Fergui, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, lui-même opérateur économique de Ksar El Kébir, souligne, au micro d’Alexis Bédu de RFI : « C’est l’arrière-pays de Tanger. Lorsqu’on connaît Tanger, on sait que c’est le deuxième pôle économique du Maroc après Casablanca. Or, c’est Ksar El Kébir qui approvisionne toute la région, d’un point de vue agricole, artisanal ou en matière de main-d’œuvre. »
Des quartiers entiers de Ksar El Kébir sont également inondés. Dans cette ville d'artisans, de petits commerces, Abdellah El-Fergui craint de nombreuses faillites d'entreprises. Il réclame la mise en place d’allègements économiques : « Au niveau des arriérés des impôts, au niveau de diverses administrations et banques, etc., nous avons demandé qu’il y ait une commission de veille économique qui va traiter ces dossiers-là. C’est comme pour le Covid : il faut accompagner ces entreprises. »
La mauvaise gestion des ressources hydriques pointée du doigt
La confédération des TPE/PME dénonce la mauvaise gestion des ressources hydriques dans cette région régulièrement et historiquement touchée par les inondations. Le barrage Oued El Makhazine, à une dizaine de kilomètres de Ksar El Kébir, a atteint un taux de remplissage historique de 146,85 %, a déclaré mercredi le ministère de l'Équipement et de l’Eau du Maroc.
Mi-décembre, 37 personnes avaient péri à Safi, sur la côte Atlantique, lors de crues soudaines et d'inondations, le plus lourd bilan de la dernière décennie pour des intempéries de ce type dans le pays.
À Ksar El Kébir, des habitants, des enfants et des personnes âgées, se sont retrouvés bloqués sur les toits de leurs habitations avant d'être secourus par la gendarmerie royale, évacués à l'aide de petites embarcations. De fortes pluies, des averses orageuses avec risque de grêle et de fortes rafales de vent ont encore été annoncées jeudi et vendredi à travers le pays.
« Un total de 143 164 personnes » ont été évacuées depuis vendredi dernier « dans le cadre d'interventions préventives visant à protéger les vies et garantir la sécurité des citoyens », a précisé le ministère de l'Intérieur ce jeudi 5 février. Dans la province de Sidi Kacem, à environ 120 km au sud de Ksar el Kébir, plus de 10 000 habitants ont été déplacés, parfois en hélicoptères. De nombreuses routes ont été submergées et des terres agricoles inondées, dont des champs de citronniers.
Dans la région de Ksar El Kébir sont cultivées les terres agricoles qui approvisionnent la région de Tanger. Des parcelles qui sont noyées : la plaine, connue pour ses champs de céréales, de pommes de terre et de betteraves sucrières, est ravagée. Les pertes de production sont importantes.
Abdellah El-Fergui, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, lui-même opérateur économique de Ksar El Kébir, souligne, au micro d’Alexis Bédu de RFI : « C’est l’arrière-pays de Tanger. Lorsqu’on connaît Tanger, on sait que c’est le deuxième pôle économique du Maroc après Casablanca. Or, c’est Ksar El Kébir qui approvisionne toute la région, d’un point de vue agricole, artisanal ou en matière de main-d’œuvre. »
Des quartiers entiers de Ksar El Kébir sont également inondés. Dans cette ville d'artisans, de petits commerces, Abdellah El-Fergui craint de nombreuses faillites d'entreprises. Il réclame la mise en place d’allègements économiques : « Au niveau des arriérés des impôts, au niveau de diverses administrations et banques, etc., nous avons demandé qu’il y ait une commission de veille économique qui va traiter ces dossiers-là. C’est comme pour le Covid : il faut accompagner ces entreprises. »
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