Youssouf Sissok a été conduit à la maison centrale d’arrêt de Bamako. Selon plusieurs membres de son entourage et des organisations maliennes de journalistes, Youssouf Sissoko est poursuivi pour « atteinte au crédit de l’État », « offense à un chef d’État étranger » et « diffusion de fausses informations ».
Sollicité par RFI, le procureur du pôle judiciaire anti-cybercriminalité, à l’origine de la procédure, n’a pas donné suite. Plusieurs organisations maliennes de presse sont mobilisées, mais n’ont pas souhaité commenter à ce stade.
Lundi dernier, L'Alternance titrait en Une : « Le général Tiani sous le coup de l’émotion accuse Macron, Ouattara et Talon », en référence aux propos tenus par le président nigérien contre les présidents français, ivoirien et béninois, après l’attaque de l’aéroport de Niamey la semaine dernière. Attaque revendiquée par l’État islamique au Sahel.
« Soit ses services de renseignement sont d’une incompétence abyssale, soit il ment délibérément. (…) la seconde option semble la plus vraisemblable », peut-on encore lire dans l’article signé par Sambou Sissoko, un analyste politique ouvertement opposé aux régimes militaires de l’AES et qui vit en exil hors du Mali.
D’abord diffusé sur les réseaux sociaux par son auteur, puis repris par le journal L’Alternance, l’article démonte de façon très argumentée mais aussi très critique la rhétorique complotiste du général Tiani et les objectifs politiques qu’elle sert.
Avant lui, depuis le début de la Transition il y a cinq ans et demi, d'autres journalistes maliens ont été arrêtés et, pour certains, condamnés après des articles ayant déplu aux autorités maliennes de Transition.
Plusieurs médias nationaux ont également été suspendus. Les journalistes maliens qui ne se sont pas exilés pratiquent largement l’auto-censure pour éviter les problèmes. Enfin, plusieurs médias internationaux ont été interdits dans le pays : RFI et France 24 dès 2022, mais aussi TV5 ou encore Jeune Afrique, dernier exemple en date, le mois dernier.
Les personnalités politiques et les militants de la société civile tenant des propos jugés trop critiques connaissent la même répression.
Sollicité par RFI, le procureur du pôle judiciaire anti-cybercriminalité, à l’origine de la procédure, n’a pas donné suite. Plusieurs organisations maliennes de presse sont mobilisées, mais n’ont pas souhaité commenter à ce stade.
Lundi dernier, L'Alternance titrait en Une : « Le général Tiani sous le coup de l’émotion accuse Macron, Ouattara et Talon », en référence aux propos tenus par le président nigérien contre les présidents français, ivoirien et béninois, après l’attaque de l’aéroport de Niamey la semaine dernière. Attaque revendiquée par l’État islamique au Sahel.
« Soit ses services de renseignement sont d’une incompétence abyssale, soit il ment délibérément. (…) la seconde option semble la plus vraisemblable », peut-on encore lire dans l’article signé par Sambou Sissoko, un analyste politique ouvertement opposé aux régimes militaires de l’AES et qui vit en exil hors du Mali.
D’abord diffusé sur les réseaux sociaux par son auteur, puis repris par le journal L’Alternance, l’article démonte de façon très argumentée mais aussi très critique la rhétorique complotiste du général Tiani et les objectifs politiques qu’elle sert.
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