Les inondations et glissements de terrains provoqués par de fortes pluies jeudi dans le Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, ont fait au moins 203 morts dont les corps ont été retrouvés, a annoncé samedi un responsable administratif.
Le bilan officiel provisoire évoqué vendredi en fin de journée par le gouverneur de la province faisait état d'au moins 176 morts.
"Evaluer les dégâts humains et matériels ? on ne sait pas les compter !", a déclaré sur place samedi Thomas Bakenga, administrateur du territoire de Kalehe dans lequel se trouvent les villages touchés. "Ici à Bushushu, on a déjà retiré 203 corps des décombres", a-t-il indiqué, selon des images diffusées par des médias locaux.
Dans un autre village, Nyamukubi, où se tenait jeudi le marché hebdomadaire, "là aussi la colline a cédé", a encore déclaré l'administrateur.
Plusieurs villages ont été submergés, de nombreuses maisons emportées, des champs dévastés, quand les rivières de la région sont sorties de leur lit sous l'effet de pluies diluviennes.
Le docteur congolais et prix Nobel de la paix Denis Mukwege, dont la clinique est située à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, a annoncé samedi avoir envoyé sur place "une équipe de médecins chirurgiens et anesthésistes" ainsi que des techniciens pour "apporter aux populations une aide médicale d'urgence composée de kits de médicaments de première nécessité".
Cette catastrophe est survenue deux jours après des inondations qui ont fait au moins 131 morts et détruit des milliers de maisons au Rwanda voisin.
Le patron de l'ONU, Antonio Guterres, a souligné samedi lors d'une visite au Burundi qu'il s'agissait "d'une nouvelle illustration d'une accélération du changement climatique et de ses conséquences dramatiques pour des pays qui ne sont pas en cause dans le réchauffement mondial" de la planète.
Le bilan officiel provisoire évoqué vendredi en fin de journée par le gouverneur de la province faisait état d'au moins 176 morts.
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Dans un autre village, Nyamukubi, où se tenait jeudi le marché hebdomadaire, "là aussi la colline a cédé", a encore déclaré l'administrateur.
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