Dans la neige fraîchement fondue, une centaine de sans-papiers africains sont venus manifester leur colère contre le gouvernement israélien. Sur leurs pancartes, on peut lire « réfugiés pas criminels », « nous sommes en danger, pas dangereux ».
Cet homme en sandales est arrivé d’Erythrée en 2008. Il s’est enfui du centre de rétention du Neguev dimanche soir et raconte : « Il n’y pas de docteur, pas de nourriture. Nous avons fui nos pays pour trouver refuge. Alors, pourquoi nous mettre en prison ? Qu’est-ce que nous avons fait ? Nous n’avons rien fait ».
Nouvelle loi contre l'immigration clandestine
Comme des milliers de migrants africains, cet homme est entré illégalement en Israël et à ce titre, il n’a aucun statut. Tout comme Adam, arrivé du Darfour il y a cinq ans, et qui demande aujourd’hui à être entendu par le gouvernement israélien.
« Depuis notre arrivée en Israël, personne n’a étudié notre statut pour savoir si nous sommes des réfugiés ou non, témoigne Adam. Donc, on nous traque comme des criminels. Certaines personnes sont en détention depuis plus d’un an, elles vont de centre de rétention en centre de rétention. Et ça peut durer indéfiniment, car elles ne peuvent pas non plus rentrer chez elles, c’est trop dangereux. »
La semaine dernière, une nouvelle loi a été votée. Elle oblige les migrants illégaux à dormir dans des centres de rétention dit ouverts et d’y pointer trois fois par jour. « Des prisons », estiment les parlementaires de gauche, qui ont saisi la Cour suprême israélienne.
Source : Rfi.fr
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