En Côte d’Ivoire, le certificat médical pour viol est un obstacle majeur sur le parcours judiciaire des victimes. Bien qu’il ne soit pas obligatoire en théorie, dans les faits il est souvent exigé pour le dépôt de plainte et son rôle reste crucial devant la justice. Or, son coût de 50 000 Francs CFA est prohibitif pour les personnes touchées. RFI s’est rendue dans le centre Akwaba-Mousso qui accueille les survivantes de violences sexistes et sexuelles.
C’est un havre de paix salutaire niché dans un immeuble discret de Cocody où cette jeune femme de 21 ans accepte de témoigner, sous couvert d’anonymat.
Violée au mois de janvier, raconte-t-elle, elle se rend à la gendarmerie où lui est exigé un certificat médical, bien trop onéreux pour son salaire d’esthéticienne : « Nous n’avions pas l’argent. Il a fallu se cotiser. C’est comme ça que nous avons fait pour avoir l’argent. On a déposé la plainte qui s’est retrouvée devant la justice. Si tu n’as pas le certificat, tu restes comme ça… tu vis avec ça. »
Et s’il n’est pas obligatoire au moment du dépôt de plainte, le certificat médical demeure souvent nécessaire devant la justice, souligne Karelle Kouadio, membre de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire.
« Le certificat médical s’impose comme preuve ultime pour pouvoir vraiment confirmer que vous avez effectivement été victime de viol, puisque sur le certificat est mentionné tout ce que le médecin aura constaté sur vous. Donc, c’est ce certificat-là qui va servir de preuve au cours même du procès. Donc, si on demande à la survivante de se payer un certificat médical, vous comprenez qu’avec ce coût, c’est un peu compliqué. Il y a des dames qui se rétractent pour ça », explique-t-elle.
« La situation n’évolue pas suffisamment »
Pour y remédier, les organisations féministes appellent l’État à subventionner le certificat médical et à l’intégrer dans la couverture maladie universelle mais aussi à former et sensibiliser les forces de l’ordre, pour rendre la justice plus accessible aux survivantes.
En fin d’année dernière, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a reconnu que « malgré les efforts déjà fournis par l’État, la situation n’évolue pas suffisamment pour soulager véritablement les victimes »... et a annoncé le lancement, prochain, d’un projet pilote de six mois, en collaboration avec le Réseau des médecins volontaires de Côte d’Ivoire, pour délivrer gratuitement des certificats médicaux aux survivantes.
C’est un havre de paix salutaire niché dans un immeuble discret de Cocody où cette jeune femme de 21 ans accepte de témoigner, sous couvert d’anonymat.
Violée au mois de janvier, raconte-t-elle, elle se rend à la gendarmerie où lui est exigé un certificat médical, bien trop onéreux pour son salaire d’esthéticienne : « Nous n’avions pas l’argent. Il a fallu se cotiser. C’est comme ça que nous avons fait pour avoir l’argent. On a déposé la plainte qui s’est retrouvée devant la justice. Si tu n’as pas le certificat, tu restes comme ça… tu vis avec ça. »
Et s’il n’est pas obligatoire au moment du dépôt de plainte, le certificat médical demeure souvent nécessaire devant la justice, souligne Karelle Kouadio, membre de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire.
« Le certificat médical s’impose comme preuve ultime pour pouvoir vraiment confirmer que vous avez effectivement été victime de viol, puisque sur le certificat est mentionné tout ce que le médecin aura constaté sur vous. Donc, c’est ce certificat-là qui va servir de preuve au cours même du procès. Donc, si on demande à la survivante de se payer un certificat médical, vous comprenez qu’avec ce coût, c’est un peu compliqué. Il y a des dames qui se rétractent pour ça », explique-t-elle.
« La situation n’évolue pas suffisamment »
Pour y remédier, les organisations féministes appellent l’État à subventionner le certificat médical et à l’intégrer dans la couverture maladie universelle mais aussi à former et sensibiliser les forces de l’ordre, pour rendre la justice plus accessible aux survivantes.
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