En naviguant au bord du lac, difficile d’imaginer qu’un village s’y dressait auparavant. Reinhard Lukwawi est revendeur de poissons. Là où se trouvait sa maison, il n’y a maintenant que de l’eau. « J’habitais quelque part par là avant. Il y avait la plage là, avec des maisons, des restaurants, des hôtels… Tout est sous l’eau maintenant. Le rivage actuel est tellement loin de ce qu’il était. C’est simple, pour aller de ce village à l’autre plus bas, on payait moins de 50 centimes en bateau-taxi, maintenant c’est plus de 1,50 euro », explique-t-il.
À Kalokol, 200 personnes ont dû être relogées, à trois reprises. « En 2019 ou 2018, on a d’abord été repoussés vers ici, où on voit les arbres qui dépassent. 2020 on a dû bouger encore plus loin. Et en 2021 on a fini là où on est maintenant. En fait, les gens bougent avec l’eau, il n’y a plus d’habitations permanentes », ajoute Reinhard Lukwawi.
Les populations ont du mal à comprendre cette montée des eaux. Un rapport co-produit par le gouvernement kényan et l’ONU pointe plusieurs facteurs… Une hausse des précipitations sur les bassins versants causant un plus grand afflux dans le lac. Des mouvements tectoniques le long de la vallée du Rift… affectant le niveau de plusieurs étendues d’eau au Kenya. Ou encore une hausse de la déforestation, entraînant plus de déversement dans ces lacs.
Un risque de dérèglement des saisons des pluies sur les 20 prochaines années
Les conséquences se font en tout cas durement ressentir et le secteur hôtelier n’est pas en berne. Rolf Gloor est le propriétaire de l’hôtel Eliye Springs, au bord du lac Turkana. « C’est en janvier 2020 que ça a sérieusement commencé à augmenter. Mais ce n’est pas venu d’un coup, c’était progressif sur l’année. Et ça, c’est accompagné de beaucoup de tempêtes. C’est d’ailleurs comme ça qu’on a perdu nos deux bateaux », raconte Rolf Gloor.
Des vestiges des anciennes cabanes persistent sur le nouveau rivage. L'hôtel en a perdu 7. « Ce groupe de palmiers à la surface là-bas, c’était le bar de plage. Et il était pourtant à 100 mètres du rivage. Là, c’est la dernière chambre qu’on a essayé de sauver. Il reste la salle de bain. On voit bien comme les murs ont été polis par les vagues. On a accès à trois ruines, le reste est sous l’eau quelque part… », dit-il.
Comme les habitants au bord du lac, Rolf espère que le niveau va se stabiliser. Mais dans un de ses rapports, le programme des Nations unies pour l’environnement alerte sur un risque de dérèglement des saisons des pluies sur les 20 prochaines années. Qui entraînerait de plus en plus d’inondations autour du lac Turkana.
À Kalokol, 200 personnes ont dû être relogées, à trois reprises. « En 2019 ou 2018, on a d’abord été repoussés vers ici, où on voit les arbres qui dépassent. 2020 on a dû bouger encore plus loin. Et en 2021 on a fini là où on est maintenant. En fait, les gens bougent avec l’eau, il n’y a plus d’habitations permanentes », ajoute Reinhard Lukwawi.
Les populations ont du mal à comprendre cette montée des eaux. Un rapport co-produit par le gouvernement kényan et l’ONU pointe plusieurs facteurs… Une hausse des précipitations sur les bassins versants causant un plus grand afflux dans le lac. Des mouvements tectoniques le long de la vallée du Rift… affectant le niveau de plusieurs étendues d’eau au Kenya. Ou encore une hausse de la déforestation, entraînant plus de déversement dans ces lacs.
Un risque de dérèglement des saisons des pluies sur les 20 prochaines années
Les conséquences se font en tout cas durement ressentir et le secteur hôtelier n’est pas en berne. Rolf Gloor est le propriétaire de l’hôtel Eliye Springs, au bord du lac Turkana. « C’est en janvier 2020 que ça a sérieusement commencé à augmenter. Mais ce n’est pas venu d’un coup, c’était progressif sur l’année. Et ça, c’est accompagné de beaucoup de tempêtes. C’est d’ailleurs comme ça qu’on a perdu nos deux bateaux », raconte Rolf Gloor.
Des vestiges des anciennes cabanes persistent sur le nouveau rivage. L'hôtel en a perdu 7. « Ce groupe de palmiers à la surface là-bas, c’était le bar de plage. Et il était pourtant à 100 mètres du rivage. Là, c’est la dernière chambre qu’on a essayé de sauver. Il reste la salle de bain. On voit bien comme les murs ont été polis par les vagues. On a accès à trois ruines, le reste est sous l’eau quelque part… », dit-il.
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