Couturière de formation, Esperance Tabisha a fui la République démocratique du Congo (RDC) il y a huit ans avec un ciseau et un mètre. Aujourd'hui, elle possède trois machines à coudre, deux employés et gagne en moyenne 100 dollars par mois.
« Avant, j'étais avec les réfugiés, mais je suis beaucoup avec les Kényans et quelques staffs internationaux, explique-t-elle. Grâce aux revenus, mes enfants étudient dans une école privée. Je suis même parvenue à avoir un panneau solaire et une moto. On se sent un peu plus stable psychologiquement ».
Esprit d'entreprise
Certains sont même devenus fournisseurs de service public, comme Abdi Sofa, un Somalien réfugié depuis vingt ans. Avec ses trois générateurs, il alimente en électricité plus de 200 clients. Selon lui, les réfugiés doivent exploiter leur esprit d'entreprise.
« Certains croient qu'ils vont aller en Amérique et pensent qu'ils n'ont pas besoin de travailler, déclare-t-il. Alors qu'ils ne savent pas s'ils vont partir ou rester. Si vous essayez d'entreprendre, vous gagnerez, vous réussirez. Si vous attendez l'aide du HCR [Haut-commissariat aux réfugiés], vous resterez et mourrez ici ».
Il fournit des pâtes, du sucre, des sodas et de la farine. L'Ethiopien Mesfin Getahun est l'un des plus gros employeurs du camp. Sa grande épicerie compte 30 salariés, dont une douzaine de Kényans.
« Quand je suis arrivé en 1999, je n'avais même pas un dollar un poche, raconte-t-il. J'ai commencé comme magasinier. J'ai économisé peu à peu. Puis, je me suis mis à vendre du pain, du thé, avant d'ouvrir ma propre boutique ».
L'esprit d'entreprise est toutefois freiné. Pour sortir du camp, les réfugiés ont besoin d'une autorisation, ce qui ralentit leur activité.
« Avant, j'étais avec les réfugiés, mais je suis beaucoup avec les Kényans et quelques staffs internationaux, explique-t-elle. Grâce aux revenus, mes enfants étudient dans une école privée. Je suis même parvenue à avoir un panneau solaire et une moto. On se sent un peu plus stable psychologiquement ».
Esprit d'entreprise
Certains sont même devenus fournisseurs de service public, comme Abdi Sofa, un Somalien réfugié depuis vingt ans. Avec ses trois générateurs, il alimente en électricité plus de 200 clients. Selon lui, les réfugiés doivent exploiter leur esprit d'entreprise.
« Certains croient qu'ils vont aller en Amérique et pensent qu'ils n'ont pas besoin de travailler, déclare-t-il. Alors qu'ils ne savent pas s'ils vont partir ou rester. Si vous essayez d'entreprendre, vous gagnerez, vous réussirez. Si vous attendez l'aide du HCR [Haut-commissariat aux réfugiés], vous resterez et mourrez ici ».
Il fournit des pâtes, du sucre, des sodas et de la farine. L'Ethiopien Mesfin Getahun est l'un des plus gros employeurs du camp. Sa grande épicerie compte 30 salariés, dont une douzaine de Kényans.
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