Dans l'un des marchés de Dadaab, les ruelles grouillent de réfugiés et la vie semble s'écouler normalement. Mais la menace shebab est bien là, diffuse, comme en témoigne Souleymane Farah Abdi. Il vit au camp depuis 27 ans : « Ça a commencé en 2011 quand le Kenya a envoyé des troupes combattre le groupe en Somalie. Les shebabs mettaient des explosifs sur les routes, attaquaient les véhicules, kidnappaient les gens. Le gouvernement s'en est même pris à nous. Il nous accusait d'être des criminels, car nous sommes Somaliens ».
Pour certaines communautés vulnérables, comme les femmes, le danger est encore plus grand. Suma Gareme Abdi affirme avoir été violée par un islamiste : « Nous étions une dizaine dans la forêt à ramasser du bois. Un homme armé m'a attrapé, les autres ont fui. Je me souviens qu'il avait beaucoup de cheveux et qu'il souriait. Il m'a violée trois fois, alors que j'étais enceinte. Je ne sors plus chercher du bois. C'est toujours dangereux ».
Khalif Muse Samatar slame sur sa vie de réfugié. Cet artiste somalien ne vit plus à Dadaab. Il s'est installé il y a quatre ans dans un hôtel en face du camp : « Un homonyme s'est fait abattre. Les tueurs se sont même excusés, car ils pensaient que c'était moi. Donc en fait les shebabs m'ont déjà assassiné. J'ai alors dormi dans différents endroits chaque nuit. Mais beaucoup de gens craignaient de m'abriter. Je n'avais pas le choix, j'ai déménagé ici. J'étais une cible parce que je suis un artiste ».
Ces derniers mois, la sécurité s'est améliorée et les attaques sont plus rares. Mais pour Khalif Muse Samatar, il est hors de question de retourner au camp.
Pour certaines communautés vulnérables, comme les femmes, le danger est encore plus grand. Suma Gareme Abdi affirme avoir été violée par un islamiste : « Nous étions une dizaine dans la forêt à ramasser du bois. Un homme armé m'a attrapé, les autres ont fui. Je me souviens qu'il avait beaucoup de cheveux et qu'il souriait. Il m'a violée trois fois, alors que j'étais enceinte. Je ne sors plus chercher du bois. C'est toujours dangereux ».
Khalif Muse Samatar slame sur sa vie de réfugié. Cet artiste somalien ne vit plus à Dadaab. Il s'est installé il y a quatre ans dans un hôtel en face du camp : « Un homonyme s'est fait abattre. Les tueurs se sont même excusés, car ils pensaient que c'était moi. Donc en fait les shebabs m'ont déjà assassiné. J'ai alors dormi dans différents endroits chaque nuit. Mais beaucoup de gens craignaient de m'abriter. Je n'avais pas le choix, j'ai déménagé ici. J'étais une cible parce que je suis un artiste ».
Ces derniers mois, la sécurité s'est améliorée et les attaques sont plus rares. Mais pour Khalif Muse Samatar, il est hors de question de retourner au camp.
Autres articles
-
Saif al-Islam Kadhafi, fils de l'ancien dirigeant libyen, aurait été tué, selon des médias locaux
-
Côte d'Ivoire: deux leaders de la filière cacao accusés de diffamation et de calomnie incarcérés
-
Le chef de guerre tchadien Ousmane Dillo de retour au combat au Soudan
-
Un émissaire américain se rend à Bamako pour relancer les relations entre le Mali et les États-Unis
-
Burkina Faso: le musicologue Sosthène Yaméogo à son tour victime d'une arrestation arbitraire





Saif al-Islam Kadhafi, fils de l'ancien dirigeant libyen, aurait été tué, selon des médias locaux


