Un dimanche de prières et de recueillement au Kenya, dimanche 8 juillet, une semaine après la tragédie de Garissa. REUTERS/Goran Tomasevic
Il n'y aura finalement pas eu de jeunes musulmans postés autour des quelques 30 églises chrétiennes de la région de Garissa hier pour les protéger. Le Conseil suprême des musulmans kenyans a dû renoncer à cette idée à la demande des prêtres de la région. « Les prêtres ont dit qu'à bien réfléchir, explique d'Anthony Kagiri, porte-parole du Conseil national des églises chrétiennes du Kenya, il valait mieux laisser la police faire son travail, à moins qu'elle soit débordée. Justement elle ne l'est pas : le gouvernement a renforcé la sécurité, mobilisé 700 policiers en plus dans la région. Donc les prêtres ont jugé que c'était suffisant, et qu'il valait mieux laisser les forces de l'ordre prendre en charge la protection des fidèles plutôt que d'envoyer des civils et de les armer ».
Alors, plutôt que de dépêcher leur jeunesse, ce sont les leaders religieux musulmans et les « anciens » qui ont fait le tour des églises hier.
« C'est ce que préféraient les prêtres, dit Abdulaye Salat, responsable du Conseil suprême des musulmans kenyans à Garissa, et nous devions accepter ce qu'ils nous demandaient. Notre objectif c'était de toute façon de leur montrer que nous étions solidaires, que nous étions avec eux. Nous avons formé quatre groupes. Moi même j'ai visité au moins quatre églises, en restant 30-40 minutes à chaque fois, pour voir si tout se passait bien et s'il y avait suffisamment de sécurité. A chaque fois j'ai vu plus de six éléments des forces de sécurité, et d'autres qui patrouillaient en ville ».
Au Kenya, depuis les attaques de Garissa, leaders chrétiens et musulmans martèlent qu'il n'y a pas de division religieuse dans le pays, visiblement soucieux d'éviter à tout prix un scenario à la nigériane.
Source: RFI
Alors, plutôt que de dépêcher leur jeunesse, ce sont les leaders religieux musulmans et les « anciens » qui ont fait le tour des églises hier.
« C'est ce que préféraient les prêtres, dit Abdulaye Salat, responsable du Conseil suprême des musulmans kenyans à Garissa, et nous devions accepter ce qu'ils nous demandaient. Notre objectif c'était de toute façon de leur montrer que nous étions solidaires, que nous étions avec eux. Nous avons formé quatre groupes. Moi même j'ai visité au moins quatre églises, en restant 30-40 minutes à chaque fois, pour voir si tout se passait bien et s'il y avait suffisamment de sécurité. A chaque fois j'ai vu plus de six éléments des forces de sécurité, et d'autres qui patrouillaient en ville ».
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