Une conférence dédiée aux droits humains, à la justice et aux perspectives de réconciliation s’est tenue ce vendredi, réunissant experts, partenaires institutionnels et acteurs de la société civile autour des enjeux cruciaux de la cohésion sociale et de la paix durable au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
Organisé par le think tank WATHI, avec le soutien de la fondation Open Society Foundations, l’événement a également bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires, dont l’Ambassade d’Irlande. L’initiative s’inscrit dans une dynamique de réflexion collective face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire et sociale dans la région.
Dans son allocution d’ouverture, Gilles Olakounlé Yabi, fondateur et directeur exécutif de WATHI, a salué la mobilisation des participants tout en dressant un constat préoccupant. Selon lui, une forme de déconnexion persiste entre les centres urbains et les zones plus exposées : « Il existe de plus en plus des bulles de sécurité, de paix et de normalité dans lesquelles on ne perçoit pas vraiment la dégradation des conditions de vie des populations vivant dans les zones éloignées des métropoles ».
Il a rappelé que même les capitales sahéliennes ne sont plus épargnées par l’insécurité, citant notamment des attaques survenues dans les zones aéroportuaires de Niamey et Bamako. À cela s’ajoute, a-t-il souligné, un climat de peur alimenté non seulement par les groupes armés irréguliers, mais aussi par des atteintes aux droits humains imputées à certaines forces de défense et de sécurité.
Au-delà des violences visibles, Gilles Yabi a insisté sur l’imbrication des crises sécuritaires avec d’autres formes de conflits et de violations massives des droits fondamentaux. S’appuyant sur les données du Global Terrorism Index 2026, publié récemment par l’Institute for Economics and Peace, il a relevé que plusieurs pays ouest-africains figurent désormais parmi les plus touchés au monde par le terrorisme. Le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria et le Mali occupent respectivement les 2e, 3e, 4e et 5e places du classement mondial. Le Bénin et le Togo, autrefois épargnés, font également leur apparition dans ce classement, témoignant de l’extension géographique de la menace.
Mais derrière ces chiffres, a-t-il averti, se cachent des réalités humaines dramatiques : « des vies brisées, des familles dispersées, des communautés traumatisées », avec des millions de déplacés, des enfants privés d’éducation et des jeunes sans perspectives.
Face à cette situation, le responsable de WATHI a mis en garde contre une réponse exclusivement militaire. « Les blindés, les hélicoptères et les drones ne suffiront probablement pas à neutraliser les groupes armés ni à recréer les conditions d’une paix durable », a-t-il affirmé, plaidant pour des approches complémentaires fondées sur le dialogue, la justice et le respect des droits humains.
Il a ainsi rappelé la mission de WATHI : offrir des espaces de réflexion et de débat ouverts, mobilisant savoirs et pour penser des solutions durables. Bien que l’organisation ne se définisse pas exclusivement comme une structure de défense des droits humains, elle considère néanmoins que ses objectifs sont incompatibles avec toute forme d’arbitraire, de démantèlement des institutions ou d’affaiblissement de l’État de droit.
Cette rencontre régionale, qui fait suite à un atelier préparatoire tenu la veille, entend ainsi dépasser la seule question du terrorisme pour aborder de manière globale les défis liés à la justice, à la réconciliation et à la cohésion sociale — autant de piliers jugés indispensables pour construire une paix durable dans une région en proie à des crises multidimensionnelles.
Organisé par le think tank WATHI, avec le soutien de la fondation Open Society Foundations, l’événement a également bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires, dont l’Ambassade d’Irlande. L’initiative s’inscrit dans une dynamique de réflexion collective face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire et sociale dans la région.
Dans son allocution d’ouverture, Gilles Olakounlé Yabi, fondateur et directeur exécutif de WATHI, a salué la mobilisation des participants tout en dressant un constat préoccupant. Selon lui, une forme de déconnexion persiste entre les centres urbains et les zones plus exposées : « Il existe de plus en plus des bulles de sécurité, de paix et de normalité dans lesquelles on ne perçoit pas vraiment la dégradation des conditions de vie des populations vivant dans les zones éloignées des métropoles ».
Il a rappelé que même les capitales sahéliennes ne sont plus épargnées par l’insécurité, citant notamment des attaques survenues dans les zones aéroportuaires de Niamey et Bamako. À cela s’ajoute, a-t-il souligné, un climat de peur alimenté non seulement par les groupes armés irréguliers, mais aussi par des atteintes aux droits humains imputées à certaines forces de défense et de sécurité.
Au-delà des violences visibles, Gilles Yabi a insisté sur l’imbrication des crises sécuritaires avec d’autres formes de conflits et de violations massives des droits fondamentaux. S’appuyant sur les données du Global Terrorism Index 2026, publié récemment par l’Institute for Economics and Peace, il a relevé que plusieurs pays ouest-africains figurent désormais parmi les plus touchés au monde par le terrorisme. Le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria et le Mali occupent respectivement les 2e, 3e, 4e et 5e places du classement mondial. Le Bénin et le Togo, autrefois épargnés, font également leur apparition dans ce classement, témoignant de l’extension géographique de la menace.
Mais derrière ces chiffres, a-t-il averti, se cachent des réalités humaines dramatiques : « des vies brisées, des familles dispersées, des communautés traumatisées », avec des millions de déplacés, des enfants privés d’éducation et des jeunes sans perspectives.
Face à cette situation, le responsable de WATHI a mis en garde contre une réponse exclusivement militaire. « Les blindés, les hélicoptères et les drones ne suffiront probablement pas à neutraliser les groupes armés ni à recréer les conditions d’une paix durable », a-t-il affirmé, plaidant pour des approches complémentaires fondées sur le dialogue, la justice et le respect des droits humains.
Il a ainsi rappelé la mission de WATHI : offrir des espaces de réflexion et de débat ouverts, mobilisant savoirs et pour penser des solutions durables. Bien que l’organisation ne se définisse pas exclusivement comme une structure de défense des droits humains, elle considère néanmoins que ses objectifs sont incompatibles avec toute forme d’arbitraire, de démantèlement des institutions ou d’affaiblissement de l’État de droit.
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