La crainte d’une nouvelle vague de violence xénophobe persiste en Afrique du Sud après de nouveaux incidents survenus dans la nuit de lundi 19 à mardi 20 juillet dans un township du nord de Johannesburg. Le pays entier est toujours en état d’alerte. Après le succès du Mondial, l’Afrique du Sud ne peut pas se permettre une nouvelle flambée de violence comme celle qui avait coûté la vie à 62 étrangers à travers le pays en mai 2008.
Après la région du Cap la semaine dernière, c’est le township de Kya Sand au nord de Johannesburg, qui a été le théâtre de violences anti-étrangers dans la nuit de lundi à mardi.
Cinq immigrés mozambicains et zimbabwéens ont été attaqués et légèrement blessés alors qu’une dizaine de magasins appartenant à des étrangers ont été pillés. D’après le porte-parole de la police de la région du Gauteng, le brigadier Mariemuthoo, la situation était toujours tendue mardi dans la journée et la police toujours déployée sur place.
A Kya Sand comme ailleurs, il est difficile de faire la part des choses entre xénophobie et simples actes criminels, entre rumeurs et menaces réelles. Dans le doute, des milliers d’étrangers ont choisi de quitter le pays ces dernières semaines.
Lundi, le gouvernement zimbabwéen a annoncé la mise en place d’un camp de tentes au poste frontière de Beitbridge pour accueillir temporairement ses ressortissants fuyant l’Afrique du Sud.
Dans ce contexte, le pays tout entier reste en alerte rouge avec la police et l’armée prêtes à intervenir en cas d’incident. Lors de l’anniversaire de Nelson Mandela, dimanche 18 juillet, le président Jacob Zuma a appelé ses concitoyens à conserver « l’esprit d’unité africaine » qui a prévalu durant la Coupe du monde de football.
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