Renseignements pris, c’est l’armée qui pilonne la zone pour certainement déloger les combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) qui ont des bases dans cette zone, après l’incident d’avant-hier lundi marqué par la mort de deux soldats, tués suite à l’explosion d’une mine antichar au passage de leur véhicule. Après cet incident qui a semé la psychose dans toute la zone, l’Armée y a considérablement renforcé ses positions.
Les populations de Ziguinchor ont noté un vaste mouvement de troupes vers cette zone, depuis le lundi soir. En effet, tous les observateurs s’attendaient à une riposte après la mort de ces deux soldats. Selon une source, ce ratissage touchera toute la forêt de Bissine et ses environs. Mais ce qui inquiète aujourd’hui le plus les populations, c’est la réapparition des mines dont on pensait qu’elles n’étaient plus utilisées dans la région. En fait, c’est sûr que les mines qui ont causé les derniers accidents en date ont été posées récemment car les lieux où elles se trouvaient sont fréquentés quotidiennement par les populations et autres véhicules. Donc, elles auraient explosé ou été détectées depuis longtemps s’il s’agissait d’anciennes poses.
À noter que les mines ont fait plus de 800 victimes en Casamance depuis leur apparition dans la région en 1990. Un habitant de la zone en ébullition qui s’est confié au journal Le Témoin révèle que les populations de la zone ne se sont pas rendues dans les plantations d’anacardiers ce mardi pour la récolte des noix d’acajou dont c’est la période de commercialisation. De peur d’être confondus avec des rebelles ou de sauter sur des mines, les gens ont préféré rester dans leurs villages en attendant le retour d’un éventuel calme, informe notre source qui indique que ce sont les détonations des armes qui y ont réveillé les habitants ce mardi.
Ces détonations ont été entendues également de l’autre côté du fleuve Casamance. Un habitant de la zone de Bignona relève que les tirs étaient tellement forts qu’on pouvait avoir l’impression qu’ils provenaient d’une localité pas très éloignée. À rappeler que l’armée mène une opération de sécurisation des populations dans cette zone de Bissine, depuis le début de ce mois de juin. Et cette opération n’est pas du tout du goût des combattants du Mfdc logés dans cette zone et qui tentent de s’y opposer depuis le début qu’elle a été lancée.
Le Témoin
Les populations de Ziguinchor ont noté un vaste mouvement de troupes vers cette zone, depuis le lundi soir. En effet, tous les observateurs s’attendaient à une riposte après la mort de ces deux soldats. Selon une source, ce ratissage touchera toute la forêt de Bissine et ses environs. Mais ce qui inquiète aujourd’hui le plus les populations, c’est la réapparition des mines dont on pensait qu’elles n’étaient plus utilisées dans la région. En fait, c’est sûr que les mines qui ont causé les derniers accidents en date ont été posées récemment car les lieux où elles se trouvaient sont fréquentés quotidiennement par les populations et autres véhicules. Donc, elles auraient explosé ou été détectées depuis longtemps s’il s’agissait d’anciennes poses.
À noter que les mines ont fait plus de 800 victimes en Casamance depuis leur apparition dans la région en 1990. Un habitant de la zone en ébullition qui s’est confié au journal Le Témoin révèle que les populations de la zone ne se sont pas rendues dans les plantations d’anacardiers ce mardi pour la récolte des noix d’acajou dont c’est la période de commercialisation. De peur d’être confondus avec des rebelles ou de sauter sur des mines, les gens ont préféré rester dans leurs villages en attendant le retour d’un éventuel calme, informe notre source qui indique que ce sont les détonations des armes qui y ont réveillé les habitants ce mardi.
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Le Témoin
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