Des soldats en patrouille à Rama et autour de Sheraro, deux localités de l’extrême nord de l’Éthiopie situées tout près de l’Érythrée. D’autres encore à Fatsi, près de la ville d’Adigrat, à 40 kilomètres de la frontière : depuis quelques jours, les troupes de l’armée érythréenne prennent position dans plusieurs zones du territoire tigréen.
Depuis la reprise de la guerre, Addis-Abeba accuse Asmara de soutenir les rebelles de la Coalition pour la survie, dont le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).
« Un narratif fallacieux de légitime défense »
Sur X, le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel, a dénoncé « un narratif fallacieux de légitime défense » de la part du gouvernement éthiopien, pour justifier la « guerre d’agression » qu’il compte mener contre l’Érythrée.
Pour Getachew Temare, analyste politique basé aux États-Unis, le déploiement des troupes érythréennes est en fait « le plan B » d’Asmara qui, selon lui, « souhaitait initialement faire du Tigré une zone tampon sous contrôle des rebelles du TPLF, pour protéger sa frontière de l’armée fédérale [éthiopienne, NDLR] ».
Mais la contre-offensive des troupes éthiopiennes, lancée il y a 10 jours, a changé la donne : s'approchant de plus en plus de l'Érythrée, elles ont poussé Asmara à s’engager sur le terrain. Faisant craindre un basculement du conflit éthiopien en une guerre régionale.
Depuis la reprise de la guerre, Addis-Abeba accuse Asmara de soutenir les rebelles de la Coalition pour la survie, dont le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).
« Un narratif fallacieux de légitime défense »
Sur X, le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel, a dénoncé « un narratif fallacieux de légitime défense » de la part du gouvernement éthiopien, pour justifier la « guerre d’agression » qu’il compte mener contre l’Érythrée.
Pour Getachew Temare, analyste politique basé aux États-Unis, le déploiement des troupes érythréennes est en fait « le plan B » d’Asmara qui, selon lui, « souhaitait initialement faire du Tigré une zone tampon sous contrôle des rebelles du TPLF, pour protéger sa frontière de l’armée fédérale [éthiopienne, NDLR] ».
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