L’université de Maseno, dans l’ouest du Kenya, a de nouveau connu des troubles mardi 21 mars. L’émotion y est vive depuis la mort de l’un de ses étudiants lundi lors d’affrontements avec la police. La marche, interdite par la police, s’est soldée par des affrontements parfois violents entre police anti-émeutes et manifestants. Selon les autorités, près de 240 personnes ont été arrêtées et 31 policiers blessées.
L’institution chargée de superviser l’action des forces de l’ordre au Kenya a ordonné l’ouverture d’une enquête, tout en affirmant que la police avait agi « avec retenue ». Lundi, cette même police avait expliqué s’être retrouvée à court de gaz lacrymogène et avoir dû « tirer à balles réelles » face à des manifestants qui avaient « commencé à jeter des pierres sur le cordon de police ».
Au cours d’une conférence de presse, hier l’opposant Raila Odinga s’est dit « dégoûté » par le comportement de la police. Il l’accuse également d’avoir tiré à balles réelles sur son cortège, ce qu’aucune source indépendante ne confirme.
Quoi qu’il en soit, c’est une épreuve de force entre lui et l’actuel président William Ruto qui semble débuter. Outre des marches deux fois par semaine, l’opposant appelle au boycott de plusieurs entreprises telles que Safaricom, la compagnie de téléphonie et la banque KCB qu’il accuse d’être au service du pouvoir en place. Reste à savoir si ces appels seront suivis par une population qui lutte au quotidien pour conjurer les effets de l’inflation, sur fond de grave sécheresse et de la chute brutale du shilling kényan par rapport au dollar.
L’institution chargée de superviser l’action des forces de l’ordre au Kenya a ordonné l’ouverture d’une enquête, tout en affirmant que la police avait agi « avec retenue ». Lundi, cette même police avait expliqué s’être retrouvée à court de gaz lacrymogène et avoir dû « tirer à balles réelles » face à des manifestants qui avaient « commencé à jeter des pierres sur le cordon de police ».
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